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17/05/2016 11:53 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

La grève des ingénieurs de Montréal paralyse six chantiers

« La balle est dans le camp de l'employeur, ce sont eux qui sont en demande », affirme André Émond, porte-parole du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), dont les 440 membres sont en grève depuis minuit. 

Les négociations entre les parties avaient achoppé en milieu de soirée, lundi. 

L'arrêt de travail de ces employés municipaux a pour effet de paralyser des chantiers à Montréal. La Ville affirme que 6 chantiers sont interrompus sur un total de 23. Mais le syndicat avance d'autres chiffres : ce serait 6 chantiers sur un total de 31 qui seraient arrêtés, selon lui.

« Une impasse », selon le président du comité exécutif de la Ville

Mais pendant que le syndicat impute la responsabilité du conflit à l'administration municipale, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, lui, blâme les syndiqués.

« On avait une séance de prévue vendredi et ils n'y étaient pas », a déclaré mardi Pierre Desrochers, qui ajoute avoir aussi offert de négocier tout le week-end. « Et ils n'y étaient pas », dit-il.

Pierre Desrochers affirme qu'une offre bonifiée est sur la table pour les syndiqués, mais que ces derniers « n'ont pas bougé du tout ».

Une question de rémunération

Ces syndiqués - des ingénieurs en bonne partie, mais aussi des chimistes, des arpenteurs-géomètres et deux vétérinaires du Biodôme - sont sans contrat de travail depuis plus de cinq ans. Leur rémunération est au coeur du litige qui les oppose à la Ville de Montréal. L'administration de Denis Coderre souhaite réduire la rémunération globale de ces professionnels de 9 %.

Mardi, en entrevue à ICI RDI, André Émond a soutenu que les professionnels syndiqués sont prêts à faire des concessions, mais pas aussi considérables que ce à quoi s'attend la Ville de Montréal. « On est prêts à régler, dit le représentant syndical. Ça va être la pire convention collective de notre histoire, même avec les concessions qu'on est prêts à faire. »

Le maire de Montréal a reconnu en point de presse mardi que « ces scientifiques-là ont un rôle à jouer ».

« On va se trouver un terrain d'entente », a assuré Denis Coderre, qui s'est excusé auprès de la population pour les désagréments que peut causer ce conflit de travail.

Avec les informations de Louis de Belleval