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17/05/2016 05:51 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

L'UE accorde à l'Italie de la flexibilité budgétaire (Renzi)

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé mardi que la Commission européenne avait accordé la flexibilité demandée par Rome en terme de déficit budgétaire, sans préciser à quel degré.

"Aujourd'hui (mardi) sera publié l'échange de lettres entre la Commission européenne et le ministre (des Finances) Pier Carlo Padoan, qui a fait un travail extraordinaire, et nous pourrons voir reconnu l'élément de la flexibilité, qui à la fin pour l'Italie signifie beaucoup d'argent", s'est félicité M. Renzi.

"L'Europe nous reconnaît un élément de flexibilité. Moins que ce que j'aurais voulu, ce n'est pas la solution à tous les maux, mais c'est un principe de flexibilité", a-t-il déclaré ensuite.

"Cette flexibilité est une très grande priorité pour notre pays", a-t-il ajouté, en soulignant qu'elle permettrait de "donner le feu vert à certains investissements qui sinon seraient restés bloqués".

Plusieurs journaux italiens ont indiqué mardi que la Commission européenne devrait donner mercredi son accord à la flexibilité réclamée par Rome pour 2016, mais en imposant des conditions notamment pour 2017.

Rome a demandé 0,85% de PIB de flexibilité pour 2016, soit environ 14 milliards d'euros de déficit en plus, qui se décompose ainsi, selon les médias italiens: 0,5% au titre des réformes économiques, 0,25% pour les investissements liés aux infrastructures, 0,04% pour la gestion des réfugiés et 0,06% pour la sécurité liée à la menace terroriste. Le déficit devrait ainsi, selon le gouvernement, atteindre 2,3% du PIB.

Toujours selon les journaux, en échange de cette flexibilité, la Commission poserait des conditions en terme d'impôts et exigerait que le déficit en 2017 ne dépasse pas 1,8% du PIB. Ce chiffre correspond aux prévisions actuelles du gouvernement mais Bruxelles estime que les mesures prévues actuellement devraient le porter à 1,9%.

Cependant l'agence d'information économique italienne Radiocor soulignait en milieu de journée que les discussions étaient encore en cours, alors que la Commission doit se prononcer mercredi sur les efforts réalisés par les pays membres de la zone euro pour assainir leurs finances publiques.

Interrogée au sujet des lettres envoyées à Rome et ayant fuité, le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a indiqué que la Commission "ne commentait pas des documents qui fuitent ou des documents qui circulent, et qui sont à moitié confirmés".

"Alors que nous approchons de l'heure de la décision, la Commission, en tant qu'institution politique, a l'obligation d'échanger, est en contact constant avec les responsables politiques, les ministres, les chefs d'Etat et de gouvernement. Laissons cela ici, nous ne sommes qu'à quelques heures de la lecture de demain après-midi, toutes les réponses seront alors données", a-t-il ajouté.

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