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17/05/2016 13:10 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Forages sur Anticosti: nouveaux délais pour la demande d'autorisation

QUÉBEC — L'analyse d'une demande d'autorisation pour des forages par fracturation hydraulique sur l'île d'Anticosti devait être complétée en avril, mais des délais supplémentaires se sont ajoutés parce que le dossier soumis par l'entreprise Pétrolia était incomplet, a déclaré une porte-parole du ministère de l'Environnement.

La semaine dernière, Pétrolia a annoncé le report de son programme de fracturation hydraulique prévu sur l'île située dans le golfe du fleuve Saint-Laurent.

Ces travaux, prévus cet été, seront plutôt effectués pendant la saison estivale 2017, a-t-elle indiqué.

Selon l'entreprise, le ministère de l'Environnement «accuse un retard dans l’analyse de la demande de certificat d’autorisation» déposée en février.

Dans un courriel transmis vendredi dernier, une porte-parole du ministère de l'Environnement, Geneviève Lebel, a expliqué que «l'entreprise n'avait pas encore répondu entièrement à la satisfaction du ministère à l'ensemble des éléments à analyser».

«Le ministère estimait être en mesure de terminer l'analyse environnementale vers la fin d'avril, a-t-elle écrit. Ce souhait est cependant conditionnel à la date de dépôt d'une demande complète et à la réception de l'ensemble des renseignements demandés au promoteur, afin de s'assurer que toutes les exigences reliées au respect de l'environnement sont respectées.»

En Chambre, le porte-parole péquiste en matière d'énergie et de ressources naturelles, Alain Therrien, a soupçonné le gouvernement d'être intervenu dans le dossier.

«On se souvient tous de la déclaration du premier ministre du 9 février dernier, qui disait en s'adressant aux fonctionnaires : 'Ils feront ce qu'on leur dira', a rappelé le député. Qu'a-t-il dit à ces fonctionnaires pour que les délais soient dépassés et que les travaux soient reportés d'une année complète?»

Le premier ministre Philippe Couillard s'est défendu de toute ingérence politique auprès des fonctionnaires chargés du processus d'émission du certificat d'autorisation.

«Je leur ai dit de respecter la loi, et j'espère qu'on est tous d'accord là-dessus», a-t-il dit.