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17/05/2016 05:45 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Europa League - Gameiro, une 3e couronne d'Europe pour oublier l'Euro?

L'Europe et le paradoxe Kevin Gameiro: le Français est en quête d'un 3e titre d'Europa League consécutif avec Séville, face au Liverpool de Jürgen Klopp mercredi (18H45 GMT) en finale à Bâle (Suisse), mais n'est que réserviste de l'équipe de France pour l'Euro-2016.

C'est la dure loi du genre: on peut être décisif en club, irréprochable dans son comportement et ses déclarations publiques, talentueux et déterminé, et rester aux portes de sa sélection nationale. A 29 ans, l'ancien Lorientais Kevin Gameiro est dans la force de l'âge pour un attaquant, a inscrit 16 buts cette saison en Liga espagnole et 7 en Europa League, dont 3 lors des demi-finales contre le Shakhtar Donetsk.

Et pourtant, celui qui avait quitté le Paris SG époque qatarie et la concurrence des Zlatan Ibrahimovic, Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani pour retrouver du temps de jeu, en 2013, ne compte que 8 sélections en Bleu, dont la dernière remonte à... novembre 2011, et un match disputé contre les Etats-Unis.

S'il était en effet régulièrement convoqué par Laurent Blanc, le Picard ne semble pas rentrer dans les plans de Didier Deschamps, qui ne l'a jamais appelé en quatre ans à la tête de l'équipe de France, la faute à la concurrence pour les postes offensifs.

- Capacité à répondre présent -

Ses performances cette saison, sa capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous - en 2014, c'est lui qui avait inscrit le dernier pénalty donnant la victoire en finale de C3 à Séville face au Benfica Lisbonne - lui ont donné le crédit suffisant pour figurer parmi les huit réservistes, mais pas pour progresser dans la hiérarchie des attaquants de pointe de Deschamps.

Derrière Karim Benzema, non sélectionnable pour l'Euro à la suite de sa mise en examen dans l'affaire de tentative de chantage à la sextape dont a été victime le Lyonnais Mathieu Valbuena, le Gunner Olivier Giroud semble être N.2 aux yeux de 'DD', l'ancien Marseillais André-Pierre Gignac N.3, Alexandre Lacazette - lui aussi réserviste - N.4 et Gameiro N.5.

A Séville, pourtant, il a convaincu tout le monde. "C'est l'une des principales raisons pour lesquelles nous sommes là où nous sommes", a ainsi salué le capitaine sévillan Coke, cité sur le site de l'UEFA. "Au début, il avait un rôle plus secondaire, mais il restait quelqu'un de très important. Il propose toujours des solutions et il marque beaucoup de buts, ce qui est évidemment la chose la plus importante pour un buteur."

- Condamné à quitter les Bleus le 31 mai -

En confiance et auteur, selon lui-même, de la meilleure saison de sa carrière, Gameiro n'a plus son destin en mains en ce qui concerne sa présence à l'Euro-2016, disputé en France et dont les Bleus donneront le coup d'envoi le 10 juin face à la Roumanie. Il faudrait en effet une, voire plusieurs blessures parmi les 23 pour éviter au Sévillan de quitter le groupe France le 31 mai, aux côtés des autres réservistes.

En revanche un succès mercredi au Parc Saint-Jacques de Bâle garnirait encore un peu plus l'armoire à trophées d'un joueur que l'on dit très convoité. Il pourra pour cela compter sur l'expérience de ses coéquipiers sévillans et du coach Unai Emery, lui aussi double tenant du titre de la C3. Un sacre mercredi serait historique: personne n'a remporté un trophée UEFA trois fois de suite depuis 1976 et le Bayern Munich.

Gameiro & Cie devront toutefois se méfier d'imprévisibles Liverpuldiens, métamorphosés depuis l'arrivée de Jürgen Klopp sur leur banc en octobre et auteurs de performances dantesques contre Villarreal (0-1, 3-0) en demi-finales et surtout contre le Borussia Dortmund en quarts (1-1, 4-3).

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