NOUVELLES
17/05/2016 02:48 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Euro-1968 et 1972 - Italie et Allemagne, les géants au rendez-vous

L'Italie (1968) et l'Allemagne de l'Ouest (1972), les deux pays les plus titrés du Vieux Continent, inscrivent leurs noms au palmarès de l'Euro en battant en finale des pays du bloc soviétique, la Yougoslavie puis l'URSS.

Suspense. La victoire de la "Nazionale" à domicile s'est dessinée au bout d'un scénario éreintant pour les nerfs, avec une demi-finale remportée... par tirage au sort contre l'URSS (0-0 a.p.), à Naples, et une finale à rejouer contre la Yougoslavie.

Dans la première, les Italiens ont longtemps été menés par un but de Dragan Dzajic, avant d'égaliser par Angelo Domenghini (1-1) à dix minutes de la fin. Deux jours plus tard, toujours à Rome, ils s'imposent 2-0, avec l'ouverture du score de Luigi Riva.

Cette fois l'Angleterre va jusqu'en demi-finale, performance qu'elle ne rééditera qu'à domicile en 1996, mais s'incline devant les "Yougos" sur un but de Dzajic (1-0).

Pour la première fois les préliminaires sont organisés en poules qualificatives, avant des quarts de finale par aller-retour. L'Angleterre y élimine l'Espagne tenante du titre (1-0/2-1), la Yougoslavie est encore une fois le bourreau de la France (1-1/5-1), comme en 1960. L'Italie elle sort la surprenante Bulgarie (2-3/2-0).

- Deux doublés de Müller

Après deux titres latins (Espagne et Italie), l'Allemagne (de l'Ouest à l'époque) entame quatre ans plus tard son règne, celui de la génération conduite par Franz Beckenbauer, qui culmine avec la victoire en Coupe de monde 1974.

Son irréfrénable buteur, Gerd Müller, signe quatre buts, deux doublés, en finale contre l'URSS (3-0) et en demies contre la Belgique (2-1). A l'autre bout de la chaîne sur le terrain, "Der Bomber" réussit son tournoi, bien dans son style qui lui permit de marquer 68 buts en 62 sélections, plus d'un but par match!

Le Belgique est l'équipe surprise du tournoi. Parvenue pour la première fois à ce niveau, les "Diables Rouges" se contentent de la troisième place en battant la Hongrie à Liège (2-1). Le Plat Pays organisateur, porté par son N.10 Paul van Himst, l'Eden Hazard de l'époque, atteindra la finale en 1980, et figure parmi les favoris de l'édition 2016.

Les Belges ont éliminé en quarts de finale les tenants du titre italiens (0-0/2-1), avec un but de van Himst notamment.

La Hongrie échoue en demi-finales, comme en 1964, pour sa dernière apparition dans un dernier carré avant une très longue disparition. En 2016 les lointains héritiers de Ferenc Puskas retrouvent l'élite pour la première fois depuis la Coupe du monde 1986. Si l'Italie et l'Allemagne restent au sommet, la Hongrie s'efface.

eba/jcp