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17/05/2016 17:20 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Etats-Unis et UE tancent l'ONU, qui a retiré des ONG d'une réunion sur le sida

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont critiqué mardi une décision des Nations unies d'empêcher au moins une vingtaine d'organisations non gouvernementales de prendre part à une importante conférence sur le sida en juin.

L'ambassadrice américaine Samantha Power a indiqué que les ONG retirées de la liste des participants "semblent avoir été sélectionnées pour leur engagement au profit de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexe), transgenre ou des jeunes".

Dans un courrier au président de l'Assemblée générale de l'ONU Mogens Lykketoft, elle a demandé que ces groupes --parmi lesquels l'organisation américaine Global Action for Trans Equality-- soient autorisés à prendre part à la réunion du 8 au 10 juin sur le VIH/Sida.

L'ambassadeur de l'Union européenne Joao Vale de Almeida a relevé que ces ONG avaient été retirées de la liste à la suite d'objections d'Etats membres, et a réclamé de connaître ces pays.

La Coalition eurasienne sur la santé masculine, basée en Estonie et qui a été particulièrement active pour défendre les droits des homosexuels en Russie et d'autres ex-républiques soviétiques, fait également partie des organisations rejetées.

L'ambassadeur européen a écrit dans un courrier la semaine dernière que la modification de la liste initiale des délégations avait été effectuée sans consultation des Etats membres.

L'Egypte a réclamé que onze ONG ne soient pas admises à la conférence sur le sida, dans une lettre envoyée au nom de 51 pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), d'après un courrier consulté par l'AFP.

Outre les organisations américaine et estonienne, l'Egypte a objecté à la présence du groupe kényan Ishtar Men who have Sex with Men, du Asia Pacific Transgender Network de Thaïlande ou encore de la coalition African Men for Sexual Health and Rights qui rassemble 18 groupes LGBT d'Afrique.

La liste égyptienne cite également des organisations d'Egypte, du Guyana, de Jamaïque, du Pérou, d'Ukraine.

"Etant donné que les personnes transgenres ont 49 fois plus de probabilité de vivre avec le VIH que la population en général, leur exclusion d'une réunion à haut niveau ne fera qu'entraver les progrès mondiaux pour combattre l'épidémie de VIH/sida et l'objectif d'une génération exempte du sida", a fait valoir Mme Power.

La réunion onusienne a pour but d'accélérer les mesures pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030.

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