NOUVELLES
17/05/2016 09:48 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Daoust prêt à discuter, même si Uber continue de défier la loi

QUÉBEC — Même s'il considère qu'Uber exerce des activités illégales et constate qu'elle n'a pas cessé d'opérer tel que demandé, le ministre des Transports Jacques Daoust se dit néanmoins prêt à continuer à discuter sur le contenu du projet de loi.

Il avertit toutefois que la marge de manoeuvre sera mince, car beaucoup d'options ont déjà été étudiées, indique le ministre qui a déposé son projet de loi pour réglementer l'industrie du taxi jeudi dernier.

Selon lui, les opérateurs de la plateforme Uber devront se conformer aux mêmes règles que leurs concurrents de l'industrie du taxi; ils devront avoir un permis spécial et payer les taxes requises.

Uber, qui avait menacé de quitter le Québec prétendant que de telles règles empêcheraient son modèle d'affaires de fonctionner, a depuis adopté un ton plus conciliant.

Lundi, l'entreprise a dit vouloir participer aux consultations particulières sur le projet de loi 100 dans le but de trouver des compromis.

Interrogé sur son ouverture à négocier encore et à accepter les propositions d'une entreprise qu'il juge illégale, M. Daoust a rétorqué qu'il y avait peut-être moyen de «rendre l'entreprise légale».

Mais il confirme, tel que dit au cours de la fin de semaine, qu'il n'allait pas retourner à la planche à dessin pour réécrire son projet de loi 100. 

Quant à savoir s'il va exiger qu'Uber cesse ses activités en attendant l'adoption de la mesure législative, le ministre dit l'avoir déjà demandé et que l'entreprise ne s'est pas conformée, sans plus élaborer.