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17/05/2016 14:28 EDT | Actualisé 17/05/2016 14:31 EDT

Chefferie du PQ: Lisée proposerait un référendum en 2022, coûte que coûte (VIDÉO)

QUÉBEC – S’il devient chef du PQ, Jean-François Lisée s’engage à promettre un référendum aux élections de 2022, quitte à perdre le pouvoir.

Le député de Rosemont est devenu lundi le troisième candidat dans la course à la chefferie du Parti québécois, après Véronique Hivon et Alexandre Cloutier.

Dans une lettre ouverte publiée lundi, Jean-François Lisée affirme qu'il ne tiendrait pas de référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat s’il devait diriger un gouvernement péquiste en 2018.

L’aspirant-chef veut utiliser cette période pour faire la promotion de la souveraineté.

Mardi, le député de Rosemont a toutefois précisé qu’il refuserait de proposer aux Québécois un second mandat sans référendum.

«La question de 2022 sera ‘Donnez-nous le mandat de vous amener à la souveraineté, à l’indépendance, dans le mandat’, donc, de tenir un référendum», assure Jean-François Lisée.

«C’est une promesse ferme», dit-il.

L’ex-conseiller de Jacques Parizeau affirme avoir retenu un conseil de son ancien patron. Celui-ci disait : «il faut se préparer longtemps à l’avance, mais quand on fixe l’objectif, il faut le tenir parce que, sinon, il n’y a pas de mobilisation», a relaté Jean-François Lisée.

Par ailleurs, le député de Rosemont, père de cinq enfants, aura un défi particulier pour réussir la conciliation travail-famille. Trois de ses enfants, d’une seconde union, vivent en France où travaille sa conjointe.

Cet été, il passera plusieurs semaines au Québec avec sa «tribu», comme il l’appelle. «Je vais être moins disponible pour la course pendant ces semaines-là», admet-il. Jean-François Lisée fera tout de même campagne de jour, quand les enfants seront au camp d’été. «Le soir, moins souvent», dit-il.

Jean-François Lisée a également expliqué que certains moments en famille sont «sacrés», dont les vacances de Noël et la semaine de relâche.

«Si je suis chef de l’opposition, et idéalement premier ministre, pendant la semaine de relâche, s’il y a une inondation, ce sera le ou la vice-première ministre qui va venir, a-t-il expliqué. S’il y a une crise du verglas, je vais revenir.»