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13/05/2016 09:29 EDT | Actualisé 14/05/2017 01:12 EDT

Les Canadiens complètent la liste des 100 livres incontournables

La liste des incontournables 2016, les 100 livres d'ici qui racontent le mieux le monde dans lequel on vit, a été dévoilée vendredi à l'émission Plus on est de fous, plus on lit!

Désormais, 45 titres choisis par le public s'ajoutent aux 55 titres déjà sélectionnés par des animateurs de Radio-Canada et des personnalités.

L'exercice de la liste est toujours périlleux. Pour bâtir cette liste de 100 titres, Marie-Louise Arsenault, animatrice de Plus on est de fous, plus on lit! et porte-parole de cette vitrine sur les livres canadiens, a lancé un vaste appel au public.

Plus de 2500 lecteurs de partout au pays ont envoyé des suggestions de titres qui, selon eux, racontent le mieux le monde d'aujourd'hui.

Que révèle de nous cette liste de 100 titres? Voici quatre faits saillants :

Enfin, pour les lecteurs insatiables qui ne se contenteront pas de 100 titres, voici quelques autres suggestions de lecture parmi les nombreux titres cités par le public :

  • Les cosmonautes de l'Absolu, de Yannick Lacroix (Moult Éditions) : « Une belle écriture légèrement pédante et foncièrement baveuse. Je pense que ce livre explique très bien le vide existentiel qui habite chacun de nous et le désespoir métaphysique dans lequel la technocratie contemporaine nous normalise. » (Éric Dubeau, Sherbrooke)
  • La vieillesse par une vraie vieille, de Jeanette Bertrand (Libre Expression) : « Mme Bertrand, qui a elle-même 91 ans, parle en toute franchise du phénomène de la vieillesse sans pudeur et avec originalité! Elle a fait beaucoup pour la cause des femmes! » (Fernande Laberge, Québec)
  • Treize verbes pour vivre, de Marie Laberge (Québec Amérique) : « Avec ses 40 ans d'écriture, Marie Laberge est toujours parmi les incontournables. Dans ce livre, elle nous parle d'elle-même à travers des verbes qu'elle a choisis, mais on a parfois l'impression qu'elle parle de nous. » (Solange Boucher, Québec)
  • Les tranchées, un collectif sous la direction de Fanny Britt (Atelier 10) : « Parce qu'il expose la réalité des mères d'aujourd'hui dans un monde où les réseaux sociaux sont omniprésents, où on glorifie l'organisation de fêtes d'enfants Pinterest et où on doit avoir l'air parfait pas mal tout le temps. » (Nancy B Pilon, Montréal)
  • Volkswagen Blues, de Jacques Poulin (Leméac)  : « Pour renouer avec la part d'Amérique que portent en eux les Québécois, l'auteur nous invite dans sa Volkswagen rouillée, de la Gaspésie jusqu'en Californie. Moi, je me suis reconnue :) » (Patricia Plante, Sainte-Victoire-de-Sorel)
  • L'énigme du retour, de Dany Laferrière (Boréal) : « Parce qu'il raconte l'exil dans un monde où les frontières explosent. Parce que l'exil, ce n'est pas seulement géographique. Parce qu'il n'y a pas de plus belle plume que celle de Dany Laferrière. Parce qu'il voit mon pays avec une poésie extraordinaire. » (Josée Boudreau, Longueuil)
  • La frousse autour du monde, de Bruno Blanchet (Éditions La Presse) : « Le monde d'aujourd'hui voyage, explore, expérimente, comme jamais. Bruno Blanchet est un bel exemple de ces nouveaux globe-trotteurs. » (Agathe Dufour, Québec)
  • Le sel de la terre, de Samuel Archibald (Atelier 10) : « Archibald réussit à cerner parfaitement le malaise qui caractérise notre époque, ce malaise relatif à la transmission, d'une génération à une autre, à la transition, d'une économie à une autre, à la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. » (Sophie Cardinal-Corriveau, Shawinigan)
  • Jane, le renard et moi, de Fanny Britt et Isabelle Arsenault (La Pastèque) : « Le sujet est actuel et intemporel pour quiconque a vécu le rejet et la solitude à l'adolescence. Un récit important pour tous. » (Marie-Michèle Bernier, Montréal)
  • Charlotte before Christ, d'Alexandre Soublière (Boréal) : « Un roman tout à fait au diapason de la génération Y. Rage intérieure mêlée de joie de vivre, dynamitage de la langue à l'image du nihilisme d'une génération en manque de repères, sexualité codifiée par la pornographie omniprésente, amour total comme on le vit à 19 ans, tout y est. » (Patrick Kallis, Drummondville)
  • Noir Canada, d'Alain Deneault (Écosociété) : « Dans ce livre, l'image que nous avons d'un Canada généreux et bienfaiteur en prend pour son rhume! (Michèle Laframboise, Mississauga)
  • Un petit pas pour l'homme, de Stéphane Dompierre (Québec Amérique) : « Portrait réaliste et humoristique de la remise en question d'un trentenaire montréalais vivant une rupture, puis le célibat. Point de vue masculin d'une génération peu représentée dans la littérature en général. On rit, on réfléchit, on s'attache, on se reconnaît. » (Louise Binette, Saint-Dominique)
  • Xman est back en Huronie, de Joëlle Roy (Les éditions David) : « Ce roman trace un portrait réel d'une petite ville franco-ontarienne : les enjeux, l'assimilation, les particularités de la langue telle qu'elle évolue en milieu minoritaire. On s'y reconnaît et on y trouve l'espoir de relever les défis de se forger un avenir en français en Ontario. (N. Lalonde, Penetanguishene)