DIVERTISSEMENT
13/05/2016 02:31 EDT

Les films à l'affiche dès le 13 mai 2016 (PHOTOS)

Brand New Images via Getty Images
Group of people wearing 3D glasses at the movies

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images

Le conte des contes

Italie. 2014. 125 min.

Comédie fantaisiste de Matteo Garrone avec Salma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones, Shirley Anderson, Hayley Carmicheal, Stacy Martin.

Aveuglée par son désir de devenir mère, la reine de Selvascura envoie son époux affronter un monstre marin afin qu'elle puisse en dévorer le coeur et ainsi conjurer le sort qui l'empêche de tomber enceinte. La magie opère et la souveraine donne naissance le jour suivant. Mais sa maternité obsessionnelle est contrariée par l'amitié du jeune prince avec un roturier. De son côté, le roi de Roccaforte, libertin incorrigible, entend une voix enchanteresse le tirer hors des brumes d'une soirée de débauche. Faisant la cour à celle qu'il imagine être une nymphe éblouissante, il invite en fait dans son lit une vieille lavandière en mal de beauté et de jeunesse. Enfin, dans le royaume d'Altomonte, le dynaste néglige sa fille au profit d'une puce gigantesque. Le décès de l'étrange créature est l'occasion d'organiser un tournoi pour trouver un mari à la princesse, qui se languit d'amour dans le palais.

En adaptant d'un coup trois contes de Giambattista Basile, publiés au XVIIe siècle, Matteo Garrone (GOMORRAH, REALITY) sacrifie une partie de la saveur originale de chaque fable au profit de jeux de miroir obscurs. Son film séduit toutefois par son univers éblouissant, son humour occasionnel et le jeu exquis de Vincent Cassel en roi maladivement lubrique.

La loi du marché

France. 2015. 93 min.

Drame social de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, Karine De Mirbeck, Matthieu Schaller, Roland Thomin, Hakima Makoudi, Saïd Aïssaoui, Françoise Anselmi, Soufiane Guerrab, Catherine Saint-Bonnet.

Vingt mois après la fermeture de son usine, Thierry constate que la dernière formation proposée par son centre d'emploi débouche encore une fois sur un cul-de-sac. Épuisé par la guerre de tranchées qu'il livre à son ancien employeur et par ses nombreuses démarches pour se replacer, l'ouvrier, soucieux d'assurer le bien-être de son épouse et de leur fils handicapé, accepte un poste d'agent de sécurité dans un supermarché. Lors de ses quarts de travail, il est témoin des humiliations subies par des clients et ses collègues, surpris à commettre de petites infractions. Thierry fait alors face à un dilemme moral: démissionner et affronter de nouveau la précarité ou rester et se faire complice d'un système qu'il abhorre.

Dans la lignée des frères Dardenne, Stéphane Brizé (MADEMOISELLE CHAMBON) offre une réflexion fine sur notre complicité tacite avec la machine capitaliste. Une réalisation de style documentaire - qui occasionne quelques longueurs -, et le jeu accompli de Vincent Lindon, bien entouré d'acteurs non professionnels, confèrent au film un réalisme saisissant.

Ma mère et moi

États-Unis. 2016. 104 min.

Comédie dramatique de Lorene Scafaria avec Susan Sarandon, Rose Byrne, J.K. Simmons, Jerrod Carmichael, Cecily Strong, Lucy Punch.

Marnie, charmante veuve de Brooklyn, s'installe à Los Angeles afin de se rapprocher de sa fille Lori, scénariste pour la télévision. À peine Marnie est-elle arrivée que Lori, qui se remet difficilement d'une rupture amoureuse, s'envole pour New York afin d'assister au tournage de l'émission pilote de sa nouvelle sitcom. Ne sachant que faire de ses journées, Marnie prend sous son aile Freddy, employé d'une boutique d'informatique dont elle est une cliente, et le convainc de retourner aux études. À l'aise financièrement grâce à l'héritage de son mari, la veuve new-yorkaise offre à Jillian, une amie de Lori, d'organiser son mariage. Puis, sur un plateau de tournage où on l'a engagée comme figurante, Marnie fait la connaissance de Zipper, policier à la retraite divorcé. Or, tandis qu'elle sème le bonheur autour d'elle et se rend indispensable auprès de son nouvel entourage, Marnie constate que Lori, à qui elle téléphone régulièrement, semble vouloir la tenir à distance.

L'irrésistible Susan Sarandon pétille dans cette illustration d'une relation mère-fille tendue, placée sous le signe du deuil et du déni. Cela dit, le scénario bavard et anecdotique, le traitement rose bonbon et la réalisation fonctionnelle ne font rien pour rendre plus fort ou authentique ce portrait d'une veuve joyeuse, en apparence du moins.

Money Monster

États-Unis. 2016. 99 min.

Thriller de Jodie Foster avec George Clooney, Julia Roberts, Jack O'Connell, Caitriona Balfe, Giancarlo Esposito, Lenny Venito, Dominic West, Emily Meade, Christopher Denham.

Alors qu'il est en ondes, Lee Gates, animateur de l'émission économique "Money Monster", est pris en otage par Kyle Budwell, un jeune homme qui a réussi à se faufiler dans le studio en se faisant passer pour un livreur. À la pointe d'un pistolet, ce dernier force Lee à enfiler une veste bourrée d'explosifs. Puis il le somme d'expliquer comment IBIS, une compagnie émergente dans laquelle il a investi toutes ses économies sur sa recommandation, a pu perdre en quelques minutes 800 millions de dollars, entraînant la ruine de milliers de petits épargnants comme lui. Ne sachant que répondre, Lee se tourne vers la directrice des communications d'IBIS, Diane Lester, en liaison satellite avec le studio. Or, celle-ci ne convainc personne en soutenant que cette énorme perte financière a été causée par un mystérieux problème informatique. Tandis que Kyle tape du pied, l'escouade tactique de la police met en branle une opération pour le neutraliser. Pendant que Diane tente de retrouver son président, qu'elle soupçonne maintenant de fraude, la réalisatrice Patty, en régie, guide Lee et l'informe de l'évolution de la situation, via son oreillette.

Cristallisant la colère de la population face aux bandits à cravate restés impunis, ridiculisant les excès de l'information-spectacle, ce thriller en temps quasi réel réserve un suspense assez efficace - en dépit de quelques facilités -, grâce à la réalisation nerveuse de Jodie Foster (LITTLE MAN TATE, THE BEAVER) et au jeu solide de ses talentueux interprètes.

Nous autres, les autres

Canada. 2016. 84 min.

Documentaire de Jean-Claude Coulbois.

Des artistes québécois de souche et d'autres issus de l'immigration - Olivier Choinière, Mani Soleymanlou, Olivier Kemeid, Sasha Samar et Emmanuel Schwartz - discutent de la diversité culturelle et de la quête identitaire dans la nouvelle dramaturgie d'ici.

Jean-Claude Coulbois (UN SUR MILLE) poursuit sa réflexion sur la société québécoise à travers son théâtre de création, cette fois sous l'angle des nouveaux arrivants. Tour à tour touchant et amusant, avec ses protagonistes allumés, son exposé demeure toutefois conventionnel dans sa forme. Et l'absence d'artistes féminines et de créateurs non montréalais limite son propos.

Retour à Cuba

Canada. 2015. 79 min.

Documentaire de David Fabrega.

Après 18 ans en Italie, Barbara revient dans son Cuba natal, où souffle un vent de changement. Cette femme volontaire, mère d'une adolescente qu'elle ne voit que durant les vacances, rénove sa modeste maison dans le but de la transformer en gîte pour touristes.

À travers le coloré portrait d'une battante sexy, ce documentaire rend compte de la réalité socioéconomique cubaine, avec un beau mélange d'optimisme et de lucidité. Gorgé de solidarité humaine et de bonne humeur, porté par d'entraînants rythmes latins, cadré et réalisé avec soin, le film apparaît toutefois un peu lisse, par manque d'enjeux dramatiques forts.

Se tenir debout

Canada. 2015. 84 min.

Documentaire de Olé Gjerstad.

Les signataires autochtones de la convention de la Baie James en 1975 racontent leur négociation de l'époque avec le gouvernement de Robert Bourassa et Hydro-Québec, qui visait à garantir des droits territoriaux et administratifs aux Inuits du Grand Nord.

S'il transmet bien la tension de cette longue bataille juridico-politique, ce documentaire trop scolaire dans son propos et pas assez raffiné dans sa forme enchaîne sans liant têtes parlantes, archives et animations infantilisantes. En outre, la voix off et la musique adoptent un ton inutilement sensationnaliste.

The Trust

Grande-Bretagne. 2016. 92 min.

Drame policier de Alex et Benjamin Brewer avec Nicolas Cage, Elijah Wood, Sky Ferreira, Jerry Lewis.

Deux policiers de Los Angeles tentent de découvrir comment un trafiquant d'héroïne a pu payer un cautionnement élevé en un rien de temps. Leur enquête les mène à une boutique appartenant au gang de l'accusé, contenant une voûte pleine d'argent qu'ils entreprennent de dévaliser.