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13/05/2016 10:59 EDT | Actualisé 14/05/2017 01:12 EDT

Des séries pas comme les autres : la LNH est-elle en train de changer?

BILLET - Le hockey de la LNH est-il en train de changer?

Un texte de Martin Leclerc

Les amateurs qui suivent attentivement les séries éliminatoires de la LNH ont un peu l'impression de rêver cette année. Il y a longtemps que nous avons assisté à du jeu aussi offensif durant le grand tournoi printanier.

Plus que jamais, toutes les équipes jouent le couteau entre les dents au lieu de refermer le jeu pour limiter les erreurs. C'est l'attaque qui fait foi de tout et qui remporte les gros matchs.

Lorsqu'on analyse les équipes qualifiées pour le carré d'as, deux statistiques sautent aux yeux.

D'abord, les Sharks de San José (3,42 buts/match), les Penguins de Pittsburgh (3,36), les Blues de St. Louis (3,14) et le Lightning de Tampa Bay (3,00) présentent les quatre meilleures moyennes offensives depuis le début des séries.

Ensuite, ces quatre équipes qualifiées pour les finales de conférence affichent une moyenne offensive égale ou supérieure à 3,00 buts par match, chose qui n'est pas survenue depuis une éternité ou deux dans la LNH.

En fait, depuis que la LNH a remodelé ses règles en 2005 afin de favoriser davantage l'attaque (dans l'espoir de mettre fin à l'ère de la rondelle morte), nous n'avons jamais vu quatre équipes aussi productives participer aux finales d'associations.

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Cette tendance vaut la peine d'être soulignée parce qu'à Montréal, on répète souvent aux partisans qu'il suffit de participer aux séries éliminatoires pour avoir une chance de s'emparer de la coupe Stanley.

« Une fois qu'on fait partie des séries, tout peut arriver », opinait encore Marc Bergevin, il y a quelques semaines, à l'occasion de son bilan de fin de saison.

Or, ce n'est pas ce que les statistiques disent. Plus les séries avancent, plus vos chances de l'emporter s'amenuisent si votre attaque n'atteint pas certains standards.

Au cours des dix dernières années, sept des dix champions de la Coupe Stanley (70 %) ont maintenu une moyenne offensive égale ou supérieure à 3,00 buts par rencontre en séries éliminatoires.

Par ailleurs, les statistiques disent que si vous vous qualifiez au sein du carré d'as, mais que votre moyenne offensive est la plus faible parmi les quatre équipes toujours en lice, vous n'avez que 10 % des chances de remporter la coupe. Depuis dix ans, seuls les Hurricanes de la Caroline (en 2005-2006) ont réussi à mettre la main sur le précieux trophée alors qu'ils présentaient l'attaque la moins productive parmi les participants aux finales d'associations.

Si la tendance se maintient, le Lightning de Tampa Bay (qui présente l'attaque la moins volubile dans le carré d'as cette année) aura donc beaucoup de difficulté à remporter la coupe cette année. C'est sans doute à compter de maintenant que l'absence de Steven Stamkos se fera le plus sentir au sein de la formation de Jon Cooper.

Et toujours si la tendance se maintient, il y a 60 % des chances que l'une des deux meilleures attaques (San José et Pittsburgh) soit couronnée championne à la fin du grand tournoi du printemps.

Mes choix : Pittsburgh en sept et San José en six.