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13/05/2016 08:29 EDT | Actualisé 14/05/2017 01:12 EDT

Brésil: réduction des dépenses publiques, maintien des programmes sociaux (ministre Economie)

Le nouveau ministre de l'Economie du Brésil, Henrique Meirelles, a indiqué vendredi à Brasilia qu'il comptait réduire les dépenses publiques, tout en maintenant les programmes sociaux en faveur des plus démunis implantés par la gauche.

"La priorité désormais est de maîtriser la dépense publique", mais les programmes sociaux "qui sont fondamentaux pour ceux qui en ont besoin seront maintenus", a déclaré M. Meirelles au lendemain de la formation du gouvernement du président par intérim Michel Temer.

Cet économiste orthodoxe, ancien gouverneur de la Banque centrale, s'est toutefois gardé d'annoncer des mesures concrètes et chiffrées dans un premier temps.

Il hérite d'une situation très dégradée. La septième économie mondiale est plongée depuis 2015 dans sa pire récession depuis des décennies. La dette, les déficits publics et le chômage s'envolent et l'inflation reste élevée.

"Nous avons commencé à travailler hier soir et nous sommes en train de prendre connaissance des chiffres. Les objectifs doivent être annoncés avec réalisme", a-t-il déclaré lors de sa première conférence de presse.

"Il est important que les mesures n'aient pas pour finalité d'être annoncées immédiatement pour satisfaire une curiosité naturelle, mais qu'elles soient présentées après avoir été mûries et négociées, pour pouvoir être approuvées par le Parlement", a-t-il souligné.

M. Meirelles a confirmé son intention de réformer le système déficitaire des retraites, de réformer la législation du travail et de "garantir une stabilisation de la dette publique".

La réforme des retraites "est une nécessité évidente comme dans beaucoup de pays" pour rééquilibrer ses comptes et garantir sa pérennité. "Nous allons fixer un âge minimum de départ à la retraire", a-t-il dit.

M. Meireilles n'a pas exclu des augmentations "si elles sont nécessaires", car "nous allons donner priorité à la réduction de la dette publique".

Mais l'augmentation de la charge ficale "devra avoir un caractère temporaire, car nous sommes conscients du niveau d'imposition déjà élevé au Brésil par rapports aux autres économies émergentes, et nous devons avoir pour objectif une réduction du niveau d'imposition", a-t-il expliqué.

"Nous devons contrôler l'augmentation des dépenses publiques. Les dépenses seront maintenues en termes nominaux mais nous devons diminuer l'indexation de l'économie brésilienne sur l'inflation", a-t-il souligné, expliquant que ce serait le "principe général" de son action.

M. Mereilles a estimé que la société brésilienne avait "mûri" et était "mieux préparée à accepter des mesures d'ajustement difficiles".

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