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13/05/2016 17:33 EDT | Actualisé 14/05/2017 01:12 EDT

Brésil: le nouveau gouvernement rejette les critiques de ses voisins de gauche

Le nouveau gouvernement brésilien par intérim a rejeté vendredi les critiques de l'Unasur, du Venezuela, de Cuba et de la Bolivie, qu'il accuse de propager des "mensonges" en interrogeant la légalité du processus de destitution qui a écarté Dilma Rousseff de la présidence.

Le gouvernement brésilien "rejette fermement les déclarations des gouvernements vénézuélien, cubain, bolivien, équatorien et nicaraguayen, tout comme celles de l'Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), qui se permettent de donner leur avis et de propager des mensonges sur le processus politique interne au Brésil", a déclaré le ministère des Relations extérieures dans un communiqué.

"Ce processus se déroule dans le parfait respect des institutions démocratiques et de la Constitution fédérale", ajoute-t-il.

Les gouvernements sud-américains alliés de la présidente de gauche Dilma Rousseff écartée du pouvoir et de son prédécesseur et mentor Luiz Inacio Lula da Silva ont manifesté leur rejet du processus de destitution, qu'ils ont qualifié de "coup d'Etat" et qui pourrait avoir "de lourdes conséquences" selon eux sur la coopération régionale.

L'ouverture du procès en destitution jeudi de Dilma Rousseff a entraîné sa mise à l'écart du pouvoir pour un maximum de 180 jours dans l'attente de son jugement final. Elle est depuis remplacée par son ancien vice-président Michel Temer (centre-droit).

La droite l'accuse d'avoir dissimulé l'ampleur des déficits publics en 2014 pour se faire réélire, ainsi qu'en 2015, via des tours de passe-passe budgétaires.

Le ministère des Relations extérieures, dirigé désormais par l'ancien candidat de l'opposition en 2002 et 2010, José Serra, a également répondu au secrétaire général de l'Unsasur, Ernesto Samper, qui avait averti jeudi qu'une possible destitution de Mme Rousseff serait synonyme d'une rupture du système démocratique brésilien.

"Les arguments présentés, en plus d'être faux, laissent transparaître des jugements de valeur infondés et préjudiciables contre l'Etat brésilien", peut-on lire dans le communiqué.

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