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12/05/2016 02:29 EDT | Actualisé 12/05/2016 02:31 EDT

SLR à Montréal : Ottawa promet de répondre à temps

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, assure que la deuxième phase du programme fédéral d'infrastructures sera déployée d'ici six mois et que la Caisse de dépôt et placement du Québec aura la réponse à sa demande de financement pour son projet de train électrique à Montréal dans un délai satisfaisant.

De passage à Montréal jeudi matin à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Morneau a réitéré le vif intérêt que représente ce projet pour son gouvernement, d'autant plus qu'Ottawa vise à soutenir les projets de la deuxième phase avec des partenariats négociés tant avec les autres ordres de gouvernement qu'avec le secteur privé.

Le projet de la Caisse représente un investissement de 5,5 milliards de dollars auquel l'institution financière est prête à fournir trois milliards de dollars, les 2,5 milliards $ additionnels devant provenir d'Ottawa et de Québec.

Or, la première phase du programme d'infrastructures ne pourra répondre à cette demande, puisqu'elle prévoit un total de 924 millions $ pour soutenir le transport en commun dans l'ensemble du Québec.

En tout, Ottawa a promis l'injection de 120 milliards $ sur dix ans dans les projets d'infrastructures au pays, dont 11,9 milliards $ pour la première phase, avec une enveloppe de 3,4 milliards $ pour le transport en commun.

Le ministre Morneau a cependant précisé qu'il tenait à discuter du projet de système léger sur rail (SLR) avec la Caisse « aussi vite que possible ».

Par ailleurs, interrogé par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, sur l'aide fédérale à l'avionneur Bombardier pour soutenir l'implantation de la C Series sur le marché, M. Morneau a répété qu'il ne pouvait négocier sur la place publique.

Lorsque M. Leblanc lui a demandé s'il y avait une date limite pour l'aboutissement de ces négociations, le ministre des Finances s'est montré d'une extrême prudence en répondant avec le sourire qu'il y avait « un calendrier » pour les négociations.

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