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12/05/2016 13:44 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Les questions autochtones restent «invisibles» pour plusieurs, dit Paul Martin

OTTAWA — L'ancien premier ministre libéral Paul Martin ne croit pas que les Canadiens soient racistes, mais craint que les problèmes autochtones au pays demeurent «invisibles» pour bon nombre de citoyens.

M. Martin estime que lorsque les Canadiens auront conscience des défis auxquels les Autochtones du Canada font face, ils réaliseront qu'il est tout à fait inacceptable de faire de la discrimination envers ces populations.

L'ex-premier ministre a aussi indiqué en entrevue avec La Presse Canadienne, jeudi, que son gouvernement libéral avait en tête les services de bien-être à l'enfance sur les réserves en élaborant l'accord de Kelowna, un accord de financement conclu en 2005 pour une somme de 5 milliards $ sur cinq ans ayant été sabordé dès l'année suivante par les conservateurs de Stephen Harper.

M. Martin a dit soutenir Cindy Blackstock, dont le combat de neuf ans contre le gouvernement a culminé avec un jugement historique du Tribunal canadien des droits de la personne.

Il a affirmé qu'il faudrait de l'argent pour s'attaquer au problème du bien-être des enfants autochtones, mais aussi un travail en partenariat avec des militants des droits de l'enfance.

Mme Blackstock a soutenu que la voix de M. Martin apportait de la crédibilité à l'idée que les enfants des Premières Nations méritent une aide financière importante et peuvent réussir, s'ils se voient offrir les occasions appropriées.