NOUVELLES
12/05/2016 10:31 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Les manifestants anti-avortement s'en prennent aussi à l'aide médicale à mourir

OTTAWA — Les manifestants qui se donnent rendez-vous chaque année, en mai, sur la colline parlementaire à Ottawa pour dénoncer le droit à l'avortement se sont attaqués au projet de loi sur l'aide médicale à mourir, jeudi après-midi.

Ils étaient 3000 selon un policier de la Gendarmerie royale du Canada sur place, 20 000 selon les animateurs de la foule. Après un rassemblement d'un peu plus d'une heure devant les édifices du parlement, les manifestants sont partis marcher dans les rues d'Ottawa.

Pendant le rassemblement, comme chaque année, des représentants de l'Église catholique ont défilé au micro pour dénoncer les avortements, ajoutant, cette année, une dénonciation de l'aide médicale à mourir. Les parlementaires présents — neuf députés et trois sénateurs, tous conservateurs — ont exposé les mêmes arguments.

La sénatrice albertaine Betty Unger a invité les manifestants à la joindre pour empêcher l'adoption du projet de loi C-14. La vie est précieuse, a-t-elle dit, de la conception jusqu'à la mort naturelle, pas jusqu'à la mort subventionnée par le gouvernement.

À l'écart de la foule, en entrevue, la sénatrice conservatrice a admis qu'elle avait peu de moyens pour empêcher l'application du jugement de la Cour suprême du Canada et l'adoption de C-14. Elle a dit faire tout ce que lui permettaient les règles du Sénat, ajoutant qu'elle priait beaucoup.