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12/05/2016 00:54 EDT | Actualisé 12/05/2017 01:12 EDT

L'expansion du Super Rugby est inexorable, selon un responsable néo-zélandais

L'expansion du Super Rugby est inexorable, a estimé jeudi le directeur général de la Fédération néo-zélandaise Steve Tew, en dépit des critiques récentes sur l'organisation de ce championnat qui rassemble 18 franchises australiennes, sud-africaines, néo-zélandaises, japonaise et argentine.

Le passage de 15 à 18 équipes a eu lieu en 2016 avec l'arrivée de clubs du Japon et de l'Argentine. "Si nous voulons un rugby professionnel. Nous ne pouvons pas juste jouer entre nous", a expliqué Steve Tew sur Radio Sport, une chaîne néo-zélandaise.

"Quand nous négocierons les prochains droits TV nous devrons être sûrs d'être présents en Amérique latine, en Asie, et si possible sur d'autres marchés, sinon nous ferons faillite", considère-t-il.

Le Super Rugby, issu d'une compétition disputée entre six équipes du Pacifique, s'est mué en compétition professionnelle depuis 1996 avec 12 clubs. En 2006, il passe à quatorze équipes puis à quinze en 2011 et 18 cette année.

Cette évolution a suscité de nombreuses critiques, notamment de l'Australien Eddie Jones, actuel sélectionneur du XV d'Angleterre.

"Je regarde la plupart des matches de Super Rugby, mais pendant certains matches, je m'endors", a-t-il déclaré récemment. "Je ne pense pas que le niveau soit très élevé cette année. Avec 18 équipes en course, il a baissé".

Phil Gifford, un éditorialiste reconnu en Nouvelle Zélande, estime également que le Super Rugby est "dilué et compliqué". "Les équipes de Nouvelle Zélande se font la guerre, tandis que les deux grosses équipes sud-africaines dominent leurs conférences et peuvent tranquillement surclasser des équipes médiocres".

Cette année les nouvelles équipes, les Sunwolves du Japon, les Jaguares argentins et les Southern Kings sud-africains ont été placées dans les deux conférences africaines et n'ont remporté que quatre de leurs 27 matches.

Steve Tew a reconnu que l'organisation de la compétition était complexe et pas parfaite, mais était une base pour l'avenir.

"Nous avons mis en place cette structure pour qu'elle rende possible l'expansion du Super Rugby, sans que les déplacements et la charge de travail soient trop importants", s'est-il toutefois justifié.

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