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12/05/2016 10:46 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

L'AMA affirme que la législation du Kenya reste non-conforme à ses règles

MONTRÉAL — Les dirigeants de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ont déclaré jeudi que la législation de l'Agence antidopage du Kenya était non-conforme, et en conséquence la puissante équipe d'athlétisme de ce pays africain pourrait devoir rater les Jeux olympiques de Rio de Janeiro cet été.

Cette décision a été prise moins d'un mois après que le président kényan eut ratifié un projet de loi criminalisant le dopage. Cette loi devait permettre à la nouvelle agence antidopage du Kenya de se conformer aux règlements de l'AMA.

René Bouchard, le président du comité d'examen de la conformité de l'AMA, a cependant indiqué que la nouvelle loi ne répond pas aux critères de l'AMA en raison des nombreux amendements qui y ont été greffés sans l'approbation de l'agence. En conséquence, il a recommandé que l'AMA déclare l'agence antidopage non-conforme. Lorsque le président de l'AMA, Craig Reedie, a demandé aux dirigeants de l'organisation s'ils approuvaient la recommandation, personne n'a bronché.

De nombreuses réactions en provenance du Kenya ont suivi.

«L'AMA tue le sport, a lancé le marathonien kényan Wesley Korir, qui occupe également des fonctions au sein du parlement du pays. Adoptons-nous des lois pour l'AMA ou pour les Kényans? Nous devrons ouvrir des canaux de communication entre le ministère des sports et l'AMA.»

Le président du Comité olympique kényan, Kip Keino, était sous le choc. «Nous travaillons, tout a été fait, tout ce qu'ils nous ont demandé.»

L'AMA a pris une décision semblable dans le cas de l'Agence antidopage russe en novembre. Comme c'est le cas pour la Fédération russe d'athlétisme, l'organisation qui chapeaute la discipline sur la planète, l'IAAF, aura le dernier mot quant à savoir si le Kenya est admissible ou non aux compétitions internationales, dont les Jeux olympiques.