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12/05/2016 12:29 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

« Il en faudrait beaucoup plus pour m'offenser » - Woody Allen

Une blague prononcée par l'animateur de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes mercredi soir au sujet de Woody Allen a produit quelques malaises, mais pas auprès de sa victime.

En s'adressant à Woody, l'acteur Laurent Lafitte a lancé que « cela fait plaisir que vous [Woody Allen] soyez en France, parce que ces dernières années, vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n'êtes même pas condamné pour viol aux États-Unis. » Il s'agit d'une allusion au cinéaste Roman Polanski.

Laurent Lafitte n'était toutefois pas au courant que quelques heures auparavant, le fils de Woody Allen, Ronan Farrow, avait relancé par le biais d'une chronique dans The Hollywood Reporter des allégations d'agression sexuelle concernant Woody Allen.

Même si cette blague a fait sourciller plusieurs des spectateurs présents à la cérémonie d'ouverture de Cannes, où était présenté son nouveau film Café Society, elle n'a pas choqué Woody Allen.

« Je suis tout à fait favorable aux comédiens qui font les blagues qu'ils veulent », a commenté le réalisateur de 80 ans au magazine Variety.

Woody Allen a aussi ajouté qu'il n'avait pas lu la lettre de son fils et qu'il ne lit pas les articles à son sujet.

Laurent Lafitte se défend

De son côté, Laurent Lafitte a expliqué que sa blague faisait référence à l'exil des États-Unis du cinéaste Roman Polanski. Il y a près de 40 ans, Roman Polanski a plaidé coupable d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure.

L'animateur aurait coupé la blague controversée s'il avait compris le contexte entourant Woody Allen, a-t-il ajouté.

« Quand j'ai écrit cette blague, c'était plus sur l'Europe et sur le fait que l'un des plus grands réalisateurs américains passe des années en Europe, alors qu'il n'a pas été accusé de viol dans son propre pays, comparativement à Polanski », a expliqué Laurent Lafitte à The Hollywood Reporter.

L'acteur français a comparé l'indignation face à cette blague comme « une tempête dans une tasse de thé » et a déploré que « dans un spectacle de 45 minutes, ce soit la seule chose qui restera ».