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12/05/2016 08:50 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Finlande: tolérance zéro pour les paradis fiscaux pour les entreprises publiques

Le gouvernement finlandais a annoncé jeudi une politique de tolérance zéro pour les entreprises publiques qui recourraient à des processus d'évasion fiscale et aux paradis fiscaux.

"Les impôts doivent être payés dans le pays où le profit est créé et (...) minimiser les impôts, en recourant par exemple à des paradis fiscaux, est inacceptable", a affirmé lors d'une conférence de presse le Premier ministre Juha Sipilä.

L'Etat finlandais est l'actionnaire majoritaire d'entreprises-clés du pays comme la compagnie aérienne Finnair et le groupe énergétique Fortum. Il est également une participation majoritaire dans le sidérurgiste Outokumpu et le papetier Stora Enso.

L'an dernier, le gouvernement a exigé des sociétés où l'Etat est majoritaire de publier pour chaque pays le montant des impôts qu'elles versent.

Toutefois, Finnwatch, le gendarme des entreprises, a déploré que certaines, dont Fortum, ne s'étaient pas pliées à la règle et avaient omis des informations.

Les lignes directrices présentées jeudi font partie du plan du gouvernement pour réorganiser les actifs de l'État afin de remettre le pays sur pieds.

Ancien bon élève de la zone euro, la Finlande est sortie fin 2015 d'une récession de trois ans grâce à une croissance de 0,5%. Un mieux timide d'autant plus que sa dette publique a grimpé à 63,1% du PIB en 2015, dépassant pour la première fois la limite des 60% fixées au sein de la zone euros.

M. Sipilä, ancien homme d'affaires arrivé récemment en politique, a également annoncé que, dans les entreprises publiques, les parachutes des dirigeants seraient réduits de moitié en cas de licenciement, et que le niveau maximum des bonus serait abaissé, à 50% du revenu annuel.

"Le bilan des entreprises (publiques) doit participer à la croissance et à l'emploi mieux qu'il ne le fait aujourd'hui", a déclaré le chef du gouvernement.

Certaines entreprises publiques vont être pilotées par une "société de développement" et d'autres, comme le service postal Posti pourraient être côtées à la Bourse d'Helsinki.

M. Sipilä a insisté sur le fait qu'il attendait des entreprises publiques d'être des "modèles" en matière de responsabilité sociale.

ank/cbw/abk

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