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12/05/2016 10:52 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Des syndicats d'ambulanciers envisagent de se doter de moyens de pression

MONTRÉAL — Des syndicats de travailleurs du secteur préhospitalier d'urgence durcissent le ton. Ils songent à se doter de mandats de moyens de pression, parce que leur négociation est enlisée à cause d'une réforme des services ambulanciers.

Ces syndicats, affiliés à la CSN, représentent 3600 membres qui travaillent au sein de différentes entreprises ambulancières dans l'ensemble du Québec.

Jadis la négociation en vue du renouvellement de leur convention collective se déroulait à la fois avec les entreprises ambulancières et le ministère, puisque celui-ci verse des subventions et avait donc son mot à dire.

Or, le ministère a décidé de revoir les contrats de service qui le lient aux entreprises ambulancières, de réviser le mode de financement et d'accroître la reddition de comptes. Par le fait même, il s'est retiré du processus de négociation, estimant que celle-ci devrait désormais relever du privé.

Les syndicats affirment que depuis, leur négociation piétine, à cause de ce litige entre le ministère de la Santé et les services préhospitaliers d'urgence. Ils craignent de se retrouver avec des conditions de travail distinctes d'une entreprise à l'autre et affirment que les mandats de négociation ne sont pas clairs à cause de la réforme.

Insatisfaits, ils envisagent maintenant de «se pencher sur des moyens de pression», a fait savoir Dany Lacasse, vice-président de la FSSS-CSN, en entrevue jeudi.