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12/05/2016 13:39 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Cuba va demander à Washington des garanties pour normaliser les relations bancaires

Cuba va demander aux Etats-Unis des garanties "légales et politiques" pour effectuer sans entrave des opérations avec les banques américaines et internationales, à l'occasion d'une nouvelle réunion bilatérale le 16 mai à La Havane.

"Il n'a toujours pas été possible de normaliser les relations bancaires entre les deux pays et une grande crainte persiste au sujet des opérations avec Cuba au sein des banques américaines et dans le système bancaire international", a déclaré devant la presse Gustavo Machin, sous-directeur pour les Etats-Unis au sein du ministère cubain des Affaires étrangères.

Peu avant sa visite historique à Cuba en mars dernier, le président américain Barack Obama avait consenti des assouplissements sur l'utilisation du dollar dans les transactions internationales d'entités cubaines et sur les opérations bancaires de Cuba aux Etats-Unis, malgré l'embargo économique et financier imposé à cette île depuis 1962.

Aux yeux des dirigeants cubains, ces annonces demeurent insuffisantes et floues. Elles "doivent être accompagnées par une déclaration forte, une déclaration politique soutenue par un instrument légal, qui garantisse aux banques désirant s'engager avec Cuba qu'elles ne seront pas sanctionnées", a exhorté M. Machin.

En 17 mois, le rapprochement entre les deux anciens ennemis de la guerre froide "a enregistré des progrès, des résultats, surtout dans les domaines politico-diplomatique et de la coopération", a souligné le responsable cubain.

Mais selon lui plusieurs points liés à l'embargo doivent être réglés et seront soulevés par la partie cubaine au moment de la réunion de lundi, la troisième de la Commission bilatérale USA-Cuba depuis septembre 2015.

Dans la foulée de leur spectaculaire rapprochement entamé fin 2014, Washington et La Havane ont rétabli leurs relations diplomatiques en juillet 2015, mais les échanges commerciaux et touristiques restent tributaires de l'embargo, dont la levée dépend du Congrès.

Certaines des restrictions ont toutefois été levées ou assouplies, notamment dans les domaines des communications et des transports.

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