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12/05/2016 09:40 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Conflit en Colombie : l'ONU appelle à protéger des populations déplacées

Des représentants de l'ONU en Colombie ont appelé jeudi à protéger "d'urgence" la population du département du Choco (ouest) où les combats entre groupes armés ont déplacé quelque 6.000 personnes et obligé 7.000 autres à se confiner chez elles depuis mars.

"L'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le bureau du haut-commissaire des Nations unies pour les droits humains expriment leur croissante préoccupation quant à la situation de vulnérabilité des droits de la population du département du Choco depuis le mois de mars, qui s'est traduite par plus de 6.000 victimes de déplacement forcé, et le confinement ou la restriction de mobilité de plus de 7.000 personnes", selon un communiqué.

Les agences onusiennes ont lancé "un appel à adopter d'urgence toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection et la sécurité de la population civile qui habite dans ces zones".

Le communiqué précise que les chiffres des personnes affectées ont été transmis à l'ONU par des organismes publics locaux, selon lesquels les affrontements entre groupes armés illégaux et forces de l'ordre se sont aggravés ces derniers mois dans le Choco, région très pauvre de la jungle colombienne.

"Afin de prévenir ces atteintes à la population, il est essentiel que les parties respectent le droit international humanitaire, notamment en n'établissant pas de bases près d'habitats civils et en n'effectuant pas de bombardements qui la mettent en danger", ajoute le texte.

Selon l'ONU, la majorité des populations affectées sont indigènes ou afro-colombiennes et leur déplacement vers des zones plus peuplées a dans certains cas "débordé" la capacité d'accueil des autorités locales, les contraignant à regagner leurs villages "sans les garanties nécessaires de sécurité".

En avril, le Défenseur du Peuple, institution publique chargée de la défense des droits humains, avait alerté sur le déplacement de quelque 3.000 habitants du Choco en raison de la présence de la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) et d'affrontements entre force de l'ordre et groupes illégaux.

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