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12/05/2016 13:26 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Brésil : la communauté internationale appelle au respect des institutions

L'ONU et Barack Obama, ainsi que plusieurs gouvernements latino-américains, ont appelé au calme et au respect des institutions au Brésil, après le séisme politique provoqué par la suspension jeudi de la présidente Dilma Rousseff.

Première puissance d'Amérique latine, le Brésil, dont la présidente de gauche accusée de maquillage des comptes publics pourrait être destituée d'ici à septembre, connaît une crise politique et économique sans précédent.

"Les Etats-Unis seront aux côtés du Brésil, même dans ces moments difficiles", a assuré Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. "Le président (Barack Obama) continue à avoir confiance dans la solidité des institutions démocratiques du Brésil", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a pour sa part appelé "au calme et au dialogue au sein de toutes les composantes de la société".

"La stabilité du Brésil est très importante pour toute la région, en raison de son influence et de son leadership", a souligné le ministère colombien des Affaires étrangères, plaidant pour le maintien des "institutions démocratiques".

L'Argentine s'est elle aussi dite "confiante" dans "la solidité de la démocratie brésilienne".

L'Equateur, le Chili et l'Espagne ont quant à eux exprimé leur "préoccupation", Quito soulignant que Dilma Rousseff, qui dénonce un coup d'Etat institutionnel fomenté par l'opposition, est "la dépositaire légitime du mandat populaire exprimé aux dernières élections démocratiques et jusqu'à présent, aucune charge ne pèse sur elle".

En visite en Equateur, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo a évoqué "la grande inquiétude" de son pays face à la situation de ce "partenaire capital pour l'Espagne en termes politiques et économiques".

Le gouvernement chilien a de son côté noté que les derniers événements politiques survenus au Brésil avaient "généré une incertitude au niveau international".

Plus virulent, le Venezuela a exprimé son "rejet catégorique" face à un "coup d'Etat parlementaire au Brésil" : "On remplace la souveraineté populaire en mettant en danger la Constitution et la démocratie", a estimé le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro.

L'exécutif cubain a également dénoncé un "coup d'Etat parlementaire et judiciaire", y voyant un nouveau signe de la "contre-offensive réactionnaire de l'impérialisme".

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