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12/05/2016 10:55 EDT | Actualisé 13/05/2017 01:12 EDT

Aidé par l'AIE, le pétrole finit au plus haut de l'année à New York

Les cours pétroliers sont un peu montés jeudi et ont fini pour la deuxième séance de suite au plus haut de l'année à New York, après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a alimenté l'optimisme des investisseurs par un rapport encourageant.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin, qui avait déjà fini la veille à un niveau sans précédent depuis novembre, a pris 47 cents à 46,70 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché est animé par plusieurs éléments", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, citant notamment le fait que "l'AIE, comme le département américain de l'Energie (DoE), ont revu en hausse leurs prévisions de demande".

Bras énergétique de l'OCDE, l'AIE a non seulement laissé la porte ouverte à une accélération de la demande en 2016, mais aussi prévu une forte baisse de la production en dehors de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"Cela fait espérer que le marché se rééquilibre d'ici la fin de l'année" alors qu'il est plombé depuis plus de deux ans par une surabondance générale, a commenté M. Lipow.

Le DoE avait déjà publié des conclusions plutôt encourageantes en début de semaine dans son propre rapport mensuel, et les investisseurs attendent encore pour vendredi une publication semblable de l'Opep.

En dehors de ces rapports, "le marché continue à profiter de l'annonce hier d'une baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis", a noté Gene McGillian de Tradition Energy, évoquant aussi les incertitudes persistantes autour des incendies au Canada et des sabotages au Nigeria.

Les réserves américaines de brut s'approchent de niveaux jamais vus et les analystes s'attendent à une nouvelle hausse hebdomadaire. Le département de l'Energie (DoE) a fait état mercredi d'une baisse de plus de trois millions de barils des stocks lors de la semaine achevée le 6 mai.

Les incendies canadiens n'ont guère affecté le niveau des importations.

"Et en même temps, la production américaine continue à baisser", désormais au plus bas depuis l'automne 2014, a souligné M. Lipow.

Le déclin persistant de la production américaine est l'une des principales lueurs d'espoir des investisseurs, après l'échec mi-avril de négociations entre pays producteurs en l'absence des Etats-Unis.

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