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11/05/2016 08:56 EDT | Actualisé 11/05/2016 09:00 EDT

«Café Society», plongée nostalgique de Woody Allen dans les années 30 (PHOTOS)

Dans Café Society, son 46e film, projeté en ouverture du Festival de Cannes et en salles mercredi en France, Woody Allen plonge Kristen Stewart et Jesse Eisenberg dans une romance nostalgique à Hollywood et New York dans les années 30.


Galerie photoWoody Allen présente "Cafe Society" à Cannes Voyez les images


"J’essaie d'être romantique. J’essaie de faire des films romantiques, quand j'y arrive (...) Celui-ci l'est", a déclaré Woody Allen lors de la conférence de presse du film à Cannes.

Stars de cinéma, gangsters, flambeurs, femmes ambitieuses ou milliardaires peuplent ce voyage dans le temps à la fois foisonnant, romanesque et drôle, émaillé de bons mots et dialogues ciselés. Il permet à Woody Allen de faire entrer dans sa galerie d'héroïnes la star de Twilight Kristen Stewart, 26 ans, également à Cannes pour Personal Shopper d'Olivier Assayas en compétition pour la Palme d'or.

Financée par la plateforme de distribution en ligne Amazon, une première à Cannes pour un film d'ouverture, cette tragi-comédie est aussi l'occasion pour le cinéaste quatre fois oscarisé (pour Annie Hall, Hannah et ses soeurs et Minuit à Paris) de retrouver Jesse Eisenberg, qu'il avait déjà fait tourner dans To Rome with love en 2012.

L'acteur américain de The Social Network et Batman vs Superman y incarne l'un des doubles de Woody Allen à l'écran: Bobby Dorfman, un jeune homme candide qui s'ennuie dans sa vie à New York, où il travaille dans la bijouterie de ses parents.

"Il y a des années j'aurais joué ce rôle", a reconnu Woody Allen tout en estimant que Jesse Eisenberg "apporte beaucoup plus de complexité au personnage, qui devient ainsi plus intéressant".

Rêvant de glamour et d'une vie trépidante, Bobby décide de partir à Hollywood, où son oncle Phil (Steve Carell), puissant agent de stars, l'engage comme coursier. Il y tombe amoureux de Vonnie (Kristen Stewart), l'assistante de son oncle.

Econduit, lassé d'un monde auquel il se sent étranger, il va retourner à New York, où il se retrouve au coeur de l'effervescence des clubs à la mode, fréquentés par un milieu de mondains et d'artistes, un mouvement désigné sous le nom de "Café Society".

«Roman»

Woody Allen assure en voix off la narration du récit.

"Au départ, ce film devait suivre la structure d'un roman", a-t-il expliqué. "Comme dans un roman, il fallait qu'il y ait une voix off qui soit la voix de l'auteur, et comme l'auteur c'est moi, j'ai décidé de réciter cette voix off".

Renouant avec sa veine de films d'époque se déroulant dans l'entre-deux guerres -- de La Rose pourpre du Caire à Magic in the Moonlight en passant par "Coups de feu sur Broadway"--, le cinéaste de 80 ans reconstitue à nouveau avec cette comédie romantique une période qui "l'a toujours fasciné", dit-il.

Le film, accompagné de jazz cher au réalisateur, fait le portrait d'une époque et d'une famille à travers un Hollywood et un New York en partie fantasmés, recréés visuellement par le cinéaste et le chef opérateur trois fois oscarisé Vittorio Storato (Apocalypse Now, Le Dernier empereur...).

Il raconte aussi une histoire d'amour impossible teintée de mélancolie, dans laquelle les personnages se prennent à rêver de la vie qu'ils auraient pu mener dans des circonstances différentes.

Café Society marque la quatorzième sélection hors compétition à Cannes de Woody Allen, de Manhattan en 1979 à L'Homme irrationnel l'an dernier. Il s'est dit lundi "toujours heureux" de s'y rendre.

Le cinéaste américain est aussi un habitué de l'ouverture du festival, qu'il a déjà faite en 2002 avec Hollywood Ending et en 2011 avec Midnight in Paris.

La grande fête mondiale du cinéma avait été lancée l'an dernier avec un film social coup de poing au registre bien différent,La Tête haute d'Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve et Benoît Magimel.

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