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07/05/2016 08:50 EDT | Actualisé 08/05/2017 01:12 EDT

Les pays voisins de la Syrie doivent laisser leur frontière ouverte (MSF)

Les frontières des pays voisins de la Syrie doivent rester ouvertes pour permettre aux populations civiles de fuir la guerre, a insisté samedi le chef de l'ONG Médecins sans frontières (MSF).

"Nous devons nous assurer que la frontière entre la Syrie et les pays voisins reste ouverte. C'est une question de survie et les populations doivent garder le droit de fuir les conflits", a déclaré à l'AFP Jérôme Oberreit.

Après avoir accueilli des centaines de milliers de réfugiés syriens, les pays voisins comme le Liban et la Jordanie ont aujourd'hui imposé des restrictions à leur entrée sur leur territoire tandis que la Turquie a fermé sa frontière.

Le secrétaire général de MSF a estimé que la mort jeudi de 28 civils dont des femmes et des enfants dans des bombardements contre un camp de déplacés dans le nord-ouest de la Syrie montrait que l'idée de "zones de sécurité à l'intérieur de la Syrie était complètement erronée".

Ces civils avaient fui les combats à Alep, la grande ville du nord de la Syrie, et avaient trouvé refuge dans ce camp, proche de la frontière turque qui reste toujours fermée.

MSF a indiqué que 94 frappes aériennes et tirs de roquettes avaient touchés 63 hôpitaux et cliniques soutenus par l'organisation sur la seule année 2015.

Douze ont été frappés cette année, a précisé M. Oberreit.

"Nous travaillons dans des situations extrêmes et malheureusement d'autres structures médicales ont été visées sans qu'on le sache", a-t-il souligné.

La semaine dernière, le bombardement de l'hôpital Al Qods à Alep, soutenu par MSF, a fait au moins 55 morts, selon le dernier bilan fourni par cette ONG humanitaire.

La guerre en Syrie qui a débuté en 2011 par la répression dans le sang de manifestations demandant la démocratie a fait plus de 270.000 morts et poussé au moins la moitié de la population à fuir son foyer.

La grande majorité des réfugiés syriens sont dans les pays voisins dont 2,5 millions en Turquie et 1,2 million au Liban. Ils sont 630.000 en Jordanie, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, plus d'un million selon les autorités.

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