NOUVELLES
07/05/2016 05:40 EDT | Actualisé 08/05/2017 01:12 EDT

Le cessez-le-feu dans la ville d'Alep est prolongé de 72 heures, dit Moscou

DAMAS, Syrie — Un fragile cessez-le-feu à Alep, dans le nord de la Syrie, a été prolongé de 72 heures, a annoncé la Russie, samedi, alors que les affrontements entre le groupe armé État islamique (ÉI) et d'autres factions de militants se poursuivaient près de la ville.

Le ministère russe de la Défense a révélé que le prolongement de la trêve était une initiative de Moscou et que la mesure s'appliquait aussi à la province côtière de Latakia. Le cessez-le-feu demeurera en vigueur jusqu'à mardi 0 h 01, heure locale.

La semaine passée, la Russie et les États-Unis avaient conclu une entente pour prolonger la trêve à Alep, où les combats intenses survenus au cours des derniers jours ont coûté la vie à 286 civils, dont 57 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme établi au Royaume-Uni.

L'armée syrienne avait indiqué plus tôt que le cessez-le-feu à Alep ne durerait que 48 heures.

Les autorités militaires russes ont accusé la branche syrienne d'Al-Qaida, le Front Al-Nosra, d'essayer de faire dérailler la trêve en menant des attaques contre Alep et en tentant d'imposer un blocus au sud de la ville.

Vendredi, une coalition d'insurgés, incluant des combattants du Front Al-Nosra, avaient arraché le village voisin de Khan Touman aux forces gouvernementales, ont rapporté des activistes.

Le Front Al-Nosra et l'ÉI ne font partie du cessez-le-feu.

D'après l'OSDH et d'autres organismes, Alep était relativement calme, samedi, après que la trêve eut été prolongée. Ils ont toutefois fait état d'affrontements entre l'ÉI et divers groupes de militants dans le nord de la province d'Alep, près de la frontière de la Turquie.

À Damas, samedi, Ali Akbar Velayati, un haut responsable iranien, a rencontré le président syrien Bachar el-Assad et a promis de continuer à soutenir le gouvernement de ce dernier dans le cadre de la guerre civile qui déchire le pays depuis maintenant cinq ans.

Selon l'agence de presse officielle syrienne, M. Velayati, un conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que Téhéran défendait la Syrie parce que le «terrorisme» ne menace pas seulement un pays mais bien l'ensemble de la région.

L'Iran et la Russie appuient le régime Assad depuis le début du conflit. Les trois pays désignent ceux qui essaient de renverser le président syrien comme étant des «terroristes».