DIVERTISSEMENT
06/05/2016 02:01 EDT

Les films à l'affiche dès le 6 mai 2016 (PHOTOS)

People in Theater Watching Movie
Fuse via Getty Images
People in Theater Watching Movie

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images


AU PLUS PRÈS DU SOLEIL

France. 2015. 103 min.

Drame de Yves Angelo avec Sylvie Testud, Grégory Gadebois, Mathilde Bisson, Zacharie Chasseriaud, John Arnold, Pascal Ternisien, Thomas Doret, Rodolphe Congé, Florence Janas.

Juge d'instruction à Toulon, Sophie Poncet interroge Juliette Larrain, accusée d'avoir abusé de la faiblesse de son amant, qui s'est suicidé. Au fil des questions, la magistrate réalise que cette femme n'est autre que la mère biologique du garçon qu'elle a adopté 14 ans plus tôt. De retour à la maison, la juge s'en ouvre à Olivier, son mari avocat, qui immédiatement lui conseille de se dessaisir de l'affaire et de dire la vérité à leur fils. Sophie refuse. Olivier décide alors, en cachette, de retrouver Juliette et de l'aider, au moins financièrement, sans lui révéler qui il est véritablement. Juliette découvre pourtant rapidement son identité et, pour brouiller les cartes, s'embarque sur le même bateau de croisière que la famille de la juge.

Yves Angelo (LES ÂMES GRISES) forge dans ce thriller psychologique une atmosphère vénéneuse souvent prenante, à l'aide d'une photographie naturaliste, d'une lumière étouffante et trouble, et d'une caméra à l'épaule vive et sensuelle. Si le récit, artificiel et rocambolesque, peine à convaincre, l'interprétation est d'une solidité exemplaire.

BELLES FAMILLES

France. 2015. 113 min.

Comédie dramatique de Jean-Paul Rappeneau avec Mathieu Amalric, Marine Vacth, Gilles Lellouche, Nicole Garcia, Gemma Chan, Karin Viard, André Dussollier, Guillaume De Tonquedec, Yves Jacques, Claude Perron, Marie-Pierre Bellefleur, Jean-Marie Winling.

Établi à Shanghaï depuis plusieurs années, Jérôme Varenne fait une halte à Paris pour présenter sa fiancée Chen-Lin à sa mère et à son frère, avant de se rendre pour affaires à Londres. Mais les retrouvailles sont difficiles et la tension grimpe de plusieurs crans lorsqu'il apprend que la vente de la maison familiale d'Ambray est suspendue pour des raisons juridiques. Furieux, l'homme d'affaires envoie Chen-Lin en Angleterre afin qu'elle veille aux préparatifs de la réunion à laquelle il est attendu, puis se rend à Ambray, où il espère dénouer l'impasse. Il découvre alors que la mairie pilote un projet de développement autour de la maison, en concurrence avec celui de Grégoire Piaggi, un ami d'enfance et promoteur immobilier, dont l'offre d'achat a été acceptée par la famille. La situation se complique davantage quand Jérôme, qui repousse sans cesse son départ pour Londres, fait la connaissance de Louise, la fille de la maîtresse de son défunt père.

À 83 ans, le réalisateur de CYRANO DE BERGERAC signe une comédie familiale et sentimentale vieille école, portée par une énergie fringante, une oreille pour les dialogues et un sens du rythme. Ces qualités sont mises ici au service d'un scénario habile au charme latin, qui fait mine d'être prévisible pour mieux déjouer les attentes des spectateurs.

CAPITAINE AMERICA - LA GUERRE CIVILE

États-Unis. 2016. 147 min.

Drame fantastique de Anthony et Joe Russo avec Chris Evans, Robert Downey Jr., Sebastian Stan, Daniel Brühl, Tom Holland, Scarlett Johansson, Anthony Mackie, Jeremy Renner, Don Cheadle, Emily VanCamp.

Leur dernière mission au Nigeria ayant fait d'innocentes victimes, les Avengers sont placés sous la tutelle de l'ONU. Favorable à cette mesure controversée, Tony Stark, alias Iron Man, s'oppose à Steve Rogers, le Capitaine America, incapable d'accepter toute entrave à sa liberté d'action. Deux clans se forment alors au sein du groupe de superhéros, au moment où un ennemi étonnant, issu de leur passé, se manifeste pour menacer une nouvelle fois la sécurité du monde.

Cette suite moins spectaculaire et plus introspective explore des questions liées à l'utilisation de la force, en examinant la face cachée de Tony Stark/Iron Man. Une scène de combat anthologique, opposant douze superhéros, et l'addition de deux personnages importants, enrichissent cet épisode qui ne réinvente pas le genre, mais devrait combler les fans.

LA COLONISATION DES CONSCIENCES AMÉRICAINES

États-Unis. 2016. 82 min.

Documentaire de Loretta Alper et Jeremy Earp.

Analyse du conflit israélo-palestinien, à la lumière de la couverture qui en est faite par les grands médias américains, dont le biais marqué en faveur d'Israël est le résultat d'une propagande sioniste intensive.

La preuve accablante amassée par les auteurs de ce documentaire transcende largement leur parti pris affiché en faveur du camp palestinien. L'argumentation exemplaire est illustrée, sans grande invention formelle mais avec un évident souci de clarté, au moyen d'archives et de témoignages qui se répondent efficacement.

THE FIRST MONDAY IN MAY

États-Unis. 2016. 91 min.

Documentaire de Andrew Rossi.

Incursion dans les coulisses de "Chine: au travers du miroir", une méga-exposition sur la mode qui a eu lieu à l'été 2015 au Metropolitan Museum of Art de New York, et dont le gala inaugural était présidé par la rédactrice en chef du magazine Vogue, Anna Wintour.

GREEN ROOM

États-Unis. 2016. 98 min.

Thriller de Jeremy Saulnier avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart, Alia Shawkat, Macon Blair, Joe Cole, Eric Edelstein, Callum Turner, Mark Webber.

Groupe punk de la Virginie endetté et sur le point d'imploser, The Ain't Rights accepte en désespoir de cause un contrat dans un bar au milieu d'une forêt de l'Oregon, fréquenté par des skinheads. Après la prestation, le bassiste retourne chercher dans la loge le téléphone de sa collègue guitariste. Mais en ouvrant la porte, il tombe sur un spectacle glaçant: une jeune femme est allongée sur le sol, un couteau planté dans la tempe, entourée d'individus menaçants et d'une fille apeurée. Aussitôt, les autres musiciens se barricadent dans la pièce, en compagnie des acteurs du drame. Appelé sur les lieux, le propriétaire de l'établissement, néonazi à la tête d'un trafic d'héroïne clandestin, ordonne l'élimination de ces témoins gênants. Mais il a sous-estimé les assiégés, qui font preuve d'énergie et d'ingéniosité pour sauver leur peau.

Après BLUE RUIN, récit de vengeance au traitement original et insolite, Jeremy Saulnier revient avec un exercice plus conventionnel, soit un film de siège ultraviolent sur le modèle de STRAW DOGS. Le manque de profondeur est compensé par une réalisation efficace, parfois inventive, quelques bonnes trouvailles narratives et une interprétation vigoureuse.

MARYLAND

France. 2015. 98 min.

Thriller de Alice Winocour avec Matthias Schoenaerts, Diane Kruger, Paul Hamy, Victor Pontecorvo, Zaïd Errouguy-Demonsant.

Rentré d'Afghanistan, Vincent, un militaire français, est atteint du trouble de stress post-traumatique. Désireux de retourner au combat, il essaie tant bien que mal de dissimuler au médecin de l'armée les hallucinations et moments de paranoïa qui le rendent inapte au service. En attendant son éventuel redéploiement, il s'engage comme gardien de sécurité avec d'autres vétérans comme lui. Un contrat l'entraîne dans une villa du sud de la France baptisée Maryland, propriété d'un richissime marchand d'armes libanais entretenant des relations tendues avec le ministre de l'Intérieur. Lorsque le trafiquant est forcé de s'absenter momentanément de son domaine, Vincent accepte de rester pour protéger son garçon et son épouse. Alors qu'il noue avec celle-ci une relation sous le signe de l'ambiguïté et du fantasme, le gardien s'ingénie à repousser les assauts d'une brigade de mystérieux assassins.

Un peu trouble en raison du mélange des genres - un volet sentimental mal greffé à un habile thriller psychologique à saveur politique -, ce deuxième long métrage d'Alice Winocour (AUGUSTINE) tient tout de même en haleine, grâce à un savant travail de montage, une bande sonore efficace et le jeu admirablement contenu de Matthias Schoenaerts (DE ROUILLE ET D'OS).

NOS FEMMES

France. 2015. 95 min.

Comédie de Richard Berry avec Richard Berry, Daniel Auteuil, Thierry Lhermitte, Pauline Lefevre, Mireille Perrier, Pascale Louange.

Alors qu'il s'apprête à rejoindre ses amis Paul et Max pour une soirée de poker, Simon, un incurable don juan, surprend sa jeune épouse au téléphone avec celui qu'il présume être son amant. Dans un accès de colère, ce propriétaire de deux salons de coiffure l'étrangle. Puis, affolé, il se rend chez Max, où on l'attendait pour débuter la partie de cartes. Au nom de leur amitié de 35 ans, Simon demande à Paul et Max, respectivement rhumatologue et radiologue, de lui fournir un alibi. Commence alors une longue nuit, où les trois hommes en profitent pour faire le bilan de leur vie. Ainsi, Paul, qui semble mener une vie tranquille, s'ennuie avec sa femme, qui passe ses journées à dormir, et leurs deux enfants, avec lesquels il ne parvient pas à communiquer. De son côté Max, qui ne vit pas sous le même toit que sa compagne, regrette amèrement de ne pas avoir eu d'enfants. Alors que tous trois mesurent l'ampleur du drame en cours et ses dommages collatéraux, Simon, Paul et Max en viennent à se dire leurs quatre vérités.

Le comédien-réalisateur Richard Berry rate son adaptation d'une pièce de boulevard qu'il avait mise en scène avec succès en 2013 au Théâtre de Paris. Dans ce quasi huis clos filmé avec soin, à défaut d'inspiration, Berry et ses partenaires survoltés balancent des dialogues farcis de clichés et des commentaires désobligeants sur les femmes. Et c'est à peu près tout.

LES VAILLANTS

Canada. 2015. 79 min.

Documentaire de Pascal Sanchez.

Durant plusieurs mois, le documentariste Pascal Sanchez a posé sa caméra au coeur d'un HLM du quartier Saint-Michel à Montréal et filmé le quotidien de quelques-uns de ses résidents. Vivant très modestement, ces derniers n'en témoignent pas moins d'une grande générosité les uns envers les autres. Au premier chef, la dévouée Yimga, qui dirige l'association des résidents et veille sur tous, telle une mère. Autour d'elle gravitent la pittoresque Monique et ses oiseaux, la courageuse Ginette, le dynamique intervenant Francis et tous les autres. Chacun à sa manière essaie, par de petites actions, de tisser des liens sociaux et de rendre plus douce une vie qui n'épargne personne.

Avec empathie, le réalisateur de LA REINE MALADE brosse le portrait sincère de ces hommes et femmes simples, signant du coup un bel hommage à l'esprit communautaire. Toutefois, le film aurait gagné en profondeur si Sanchez avait resserré son récit autour des personnages les plus forts. La réalisation est soignée, quelques plans se révélant même d'une grande beauté.