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02/05/2016 13:24 EDT | Actualisé 03/05/2017 01:12 EDT

La classe politique sous le choc après la démission de Péladeau

L'onde de choc du retrait de Pierre Karl Péladeau de la vie politique se répercute dans toutes les sphères de la société, à commencer par la classe politique.

Interviewée sur les ondes d'ICI RDI, l'ancienne première ministre péquiste Pauline Marois s'est dite « très émue par sa déclaration », mais a dit « respecter sa décision ».

« C'est vrai qu'il a été en apprentissage pendant un certain temps, mais je crois qu'il était retombé sur ses pieds dernièrement. Et c'était particulièrement intéressant de le voir assumer cette responsabilité », a-t-elle soutenu.

La porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, a fait de son côté une déclaration sentie, saluant le courage de son collègue politique souverainiste.

« Je le crois totalement lorsqu'il dit qu'il a pris une des décisions les plus difficiles de sa vie. Il a dû choisir quelque part entre l'amour qu'il ressent pour ses enfants et celui qu'il a pour le pays, qui est aussi un amour sincère. Il a choisi ses enfants dans des circonstances que je ne connais pas et qui ne m'appartiennent pas et quelque part, c'est tout à son honneur. Donc, un choix éminemment respectable et certainement très difficile. »

Évoquant une « onde de choc », le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel, a témoigné beaucoup d'empathie à l'endroit de son adversaire politique. « J'ai vu un homme fatigué, défait », qui désire se consacrer au bien-être de ses enfants. « C'est triste », a-t-il soutenu. « Et que Pierre Karl prenne cette décision de mettre de côté son grand rêve de faire du Québec un pays et de retourner dans ses terres, dans sa famille, ça prend énormément de courage », a-t-il ajouté.

Le chef de la CAQ, François Legault, s'est exprimé sur le réseau Twitter. « Comme père de famille, je suis touché par le choix exprimé par PKP. Je comprends son choix. La famille doit toujours être notre priorité », a-t-il écrit.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a estimé que la décision de M. Péladeau de faire passer sa famille avant son projet politique était « le fruit d'une réflexion douloureuse ». « [...] Le bien-être de nos proches, de nos enfants, est ce que nous avons de plus précieux. Nous ne partagions pas la même vision de l'avenir du Québec. Au-delà de cette différence, je sais qu'il était, comme toutes les femmes et tous les hommes engagés dans la vie publique, profondément animé par la volonté de faire progresser notre nation vers un avenir meilleur. J'ai apprécié les échanges que nous avons eus au cours de la dernière année [...] », a écrit M. Couillard dans une déclaration.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est dit bouleversé par la nouvelle. Il a déclaré qu'il comprenait Pierre Karl Péladeau et que la conciliation travail-famille n'existait pas en politique. « C'est une utopie! » s'est-il exclamé.

La direction de Québecor, dont Pierre Karl Péladeau est actionnaire de contrôle, a dit avoir appris la nouvelle en même temps que « l'ensemble de la population québécoise ». « Nous prenons acte de sa décision de se consacrer à sa famille et lui témoignons toute notre amitié et notre soutien dans les circonstances », a déclaré l'entreprise dans un bref communiqué. « En tout respect pour monsieur Péladeau, la société n'entend pas faire d'autres commentaires publics sur le sujet. »