NOUVELLES
02/05/2016 11:43 EDT | Actualisé 03/05/2017 01:12 EDT

Barack Obama à Hiroshima fin mai ? L'incertitude demeure

Barack Obama deviendra-t-il, fin mai, le premier président américain à se rendre à Hiroshima, ville détruite par la bombe atomique en 1945 ? Rien n'est encore décidé, a affirmé lundi la Maison Blanche, à moins d'un mois du sommet du G7 au Japon.

"L'itinéraire du président lors de son voyage au Japon n'a pas encore été arrêté", a déclaré Josh Earnest, porte-parole de l'exécutif américain. "C'est une possibilité que nous avons examinée à chaque fois que le président s'est rendu au Japon", a-t-il ajouté, refusant de spéculer sur les chances d'une telle visite.

Le président Obama participera les 26 et 27 mai à Ise-Shima, petite ville du centre de l'archipel, au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays du G7.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est devenu, mi-avril, le plus haut responsable gouvernemental américain à se rendre à Hiroshima.

"Tout le monde devrait voir et ressentir la puissance de ce mémorial", a-t-il écrit sur le livre d'or après la visite du musée, bouleversant témoignage de la fournaise nucléaire qui a dévasté la ville quand les Etats-Unis larguèrent leur bombe le 6 août 1945 à 08H15.

"J'espère qu'un jour le président des Etats-Unis sera parmi ceux qui pourront venir ici", avait-il ajouté, alimentant les spéculations sur une possible visite de M. Obama avant son départ de la Maison Blanche en janvier 2017.

Les Etats-Unis ont toujours exclu de présenter des excuses pour les bombardement de Hiroshima (140.000 morts) et Nagasaki (74.000 morts). Interrogé lundi sur ce point, M. Earnest a réaffirmé qu'il ne pensait pas que Washington devait des excuses à Tokyo.

Lors de sa visite, M. Kerry, "profondément ému", s'était d'abord efforcé de se tourner vers l'avenir, martelant que le lieu était avant tout un puissant rappel de "l'obligation de mettre un terme à la menace des armes nucléaires".

Dans un discours prononcé à Prague en avril 2009, quelques mois après son arrivée au pouvoir, M. Obama avait appelé à la construction d'"un monde sans armes nucléaires".

jca/sha