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30/04/2016 08:05 EDT | Actualisé 01/05/2017 01:12 EDT

Syrie: le Qatar veut une réunion d'"urgence" de la Ligue arabe sur Alep

Le Qatar a demandé une réunion d'"urgence" de la Ligue arabe sur les bombardements de l'armée syrienne qui visent la ville d'Alep depuis une dizaine de jours, alors que Moscou a exclu de faire pression sur Damas pour cesser ses raids.

Selon l'agence de presse officielle qatarie, QNA, le délégué du Qatar auprès de l'organisation panarabe qui siège au Caire a réclamé la tenue d'"une réunion pour discuter de la dangereuse escalade dans la ville d'Alep et des massacres commis par les forces du régime syrien à l'encontre des civils".

Cette démarche survient alors que la Russie a exclu samedi de demander à son allié syrien d'arrêter les raids aériens sur Alep, où près de 200.000 habitants résideraient dans la partie rebelle, côté est de la ville divisée, selon des chiffres non officiels.

Depuis la reprise des hostilités à Alep, deuxième ville de Syrie, le 22 avril après quelques semaines de trêve, environ 250 civils ont été tués par les bombardements de l'armée de l'air syrienne et des rebelles, en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 février, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'Arabie saoudite, un poids lourd de la région et chef de file des monarchies du Golfe, a condamné avec "force" les raids du régime sur Alep et exhorté les alliés de Damas "à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser ces attaques et tous les crimes du (président) Bachar al-Assad et de ses partisans à l'encontre du peuple syrien", selon un communiqué officiel reproduit par l'agence SPA.

Ryad qui comme Doha soutient les rebelles a accusé le régime de vouloir "faire avorter les efforts internationaux" en vue d'un règlement politique à cette guerre qui a fait plus de 270.000 morts depuis 2011.

Un nouveau round des pourparlers de paix sur la Syrie doit se tenir à partir du 10 mai à Genève.

Un autre pays du Golfe, les Emirats arabes unis, a également exprimé sa "profonde inquiétude" face au bombardement "immoral par les forces du gouvernement syrien d'hôpitaux et services de santé", selon un communiqué officiel reproduit par l'agence émiratie, WAM.

Quatre cliniques ou hôpitaux ont été touchés vendredi par des bombardements meurtriers des deux côtés de la ligne de front à Alep, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

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