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30/04/2016 08:01 EDT | Actualisé 01/05/2017 01:12 EDT

Syrie: Kerry à Genève dimanche pour soutenir le cessez-le-feu (département d'Etat)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry se rend dimanche à Genève en signe de soutien au cessez-le-feu en Syrie où le régime poursuit ses bombardements sur la ville d'Alep, a annoncé samedi le département d'Etat.

Dans la ville suisse dimanche et lundi, le chef de la diplomatie américaine aura des entretiens avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura et ses homologues saoudien Adel al-Jubeir et jordanien Nasser Judeh, a précisé dans un communiqué le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, John Kirby.

"Au cours de toutes ses discussions, le secrétaire d'Etat relancera les efforts actuels en appui à la cessation des hostilités sur tout le territoire syrien, pour que les organisations humanitaires y aient un accès complet conformément à l'engagement du gouvernement syrien, et pour soutenir une transition politique", a résumé M. Kirby.

En Syrie, à Alep, des dizaines d'habitants du côté rebelle de cette ville fuyaient samedi leurs quartiers pour échapper aux raids aériens du régime du président Bachar al-Assad, tandis que la Russie, soutien de Damas, a affirmé qu'elle ne ferait pas pression sur son allié pour cesser ses bombardements.

Ailleurs en Syrie, une trêve temporaire entrée en vigueur à minuit sous l'impulsion de Moscou et de Washington semblait tenir sur deux fronts, le nord de la province de Lattaquié (ouest) et la Ghouta orientale près de la capitale syrienne.

Les Etats-Unis et la Russie sont les parrains d'une cessation des hostilités entrée en principe en vigueur depuis le 27 février en Syrie et soutiennent également des négociations de paix indirectes entre le régime et des groupes de l'opposition, à Genève, sous l'égide de l'ONU.

Le dernier cycle de pourparlers dans la ville suisse s'est achevé la semaine dernière sans aucun progrès diplomatique tandis que les violences ont repris, notamment à Alep.

Les grandes puissances et les puissances de la région sont réunies depuis la fin 2015 au sein du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) qui a dessiné les contours d'un règlement diplomatique et politique pour tenter de sortir du conflit syrien. Mais ces pays -- notamment les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite et l'Iran -- ont des positions antagoniques et restent divisés sur l'avenir du président Assad.

nr/are