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30/04/2016 03:23 EDT | Actualisé 01/05/2017 01:12 EDT

Rencontres entre fonctionnaires iraniens et canadiens, de quoi satisfaire Bombardier

Radio-Canada a appris que des fonctionnaires canadiens et iraniens se sont rencontrés en vue d'un rétablissement progressif des relations diplomatiques entre les deux pays. Cette nouvelle devrait réjouir Bombardier, qui souhaite un coup de main diplomatique pour vendre ses produits en Iran.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Bombardier essaye depuis plusieurs mois de vendre des avions et des trains à l'Iran. Le président du conseil d'administration de la compagnie, Pierre Beaudoin, s'est même rendu dans ce pays la semaine passée.

La levée d'une grande partie des sanctions internationales à la suite d'un accord dans le dossier nucléaire permet à Bombardier de faire ce type de transaction. Les discussions avec les Iraniens avancent, dit Alain Bellemare, le président et chef de la direction de Bombardier, mais une aide diplomatique serait la bienvenue.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, dit que des responsables iraniens et canadiens se sont rencontrés récemment. 

M. Dion ne donne pas de détails au sujet du lieu de ces rencontres ou du contenu des discussions. Un des lieux possibles pourrait être dans les bureaux du siège de l'ONU à New York où les diplomates de tous les pays se croisent. M. Dion précise que le rétablissement des relations est difficile, car elles ont été complètement rompues par le gouvernement Harper. 

« On est très très intéressés à rétablir les liens avec l'Iran [...] il faut maintenir quand même certaines sanctions pour s'assurer que le programme nucléaire de l'Iran ne se militarise pas », précise le ministre.

Ces rencontres entre Iraniens et Canadiens sont une première depuis 2012, lorsqu'Ottawa avait fermé son ambassade à Téhéran et expulsé les diplomates iraniens du Canada pour protester contre les politiques de la République islamique.

On ne sait pas pour l'instant quand l'ambassade canadienne rouvrira à Téhéran. Mais M. Dion dit que son ministère y travaille, de manière réfléchie. « C'est sûr que si on avait une ambassade, ça serait plus pratique pour toutes les compagnies canadiennes, pour les familles canadiennes, les étudiants canadiens, tous ceux qui ont des contacts avec l'Iran », dit M. Dion.

En attendant, le vice-président aux ventes de Bombardier, Colin Bole, espère que cela ne tardera pas trop. 

Bombardier n'a pas encore conclu de vente en Iran, contrairement à Airbus ou ATR. Une région administrative iranienne, qui souhaite implanter une nouvelle compagnie régionale, a fait part à plusieurs reprises de son intérêt pour les appareils Bombardier.