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30/04/2016 05:36 EDT | Actualisé 01/05/2017 05:12 EDT

Les tarifs aériens intérieurs sont bas, mais des frais multiples s'y ajoutent

Carlos Osorio via Getty Images
TORONTO, ON - FEBRUARY 5 - An Air Canada airplanes about to land at Pearson International Airport. (Carlos Osorio/Toronto Star via Getty Images)

Les tarifs aériens intérieurs des principaux transporteurs canadiens sont demeurés à un creux de six ans au troisième trimestre de 2015, indiquent les données les plus récentes de Statistique Canada, ce qui pourrait constituer une surprise pour les voyageurs.

Dans son rapport publié cette semaine, Statistique Canada a indiqué que le tarif intérieur moyen pour un aller simple s'était chiffré à 175,70 $, en baisse de 6,3 pour cent comparativement au même trimestre de l'année précédente, alors que le tarif international moyen a légèrement augmenté de 0,2 pour cent pour s'établir à 341,20 $ pour un aller simple.

Les données sont basées sur les tarifs d'Air Canada et ses filiales, d'Air Transat et de WestJet.

Néanmoins, le coût total d'un billet demeure élevé, alors que les frais d'améliorations aéroportuaires, les frais supplémentaires pour le carburant, les frais de sécurité et d'autres charges sont constamment en ascension.

Marc-André O’Rourke, directeur général au Conseil national des lignes aériennes du Canada, établi à Ottawa, a dit croire que ces frais additionnels dissimulaient pour les consommateurs la réalité des bas tarifs de base.

M. O'Rourke, dont le groupe représente les grands transporteurs aériens du Canada, a soutenu que les transporteurs n'avaient aucun contrôle sur ces frais, qui sont déterminés par le gouvernement et les agences fédérales.

«Le plus frustrant est que nos transporteurs membres font leur part pour maintenir leurs prix concurrentiels, mais vous avez ces frais et taxes de tierces parties qui viennent s'ajouter au tarif aérien et influencent le total que le passager paie», a-t-il souligné, ajoutant que les prix du carburant n'ont pas un lien direct avec les prix des billets.

Sur ce dernier point, Paul Ferley, économiste en chef adjoint à la Banque royale du Canada, n'est pas du même avis, affirmant que les difficultés du secteur énergétique entraînent une pression à la baisse sur les tarifs aériens.

«Habituellement, les tarifs aériens répondent plutôt rapidement aux mouvements des prix du pétrole», a-t-il soutenu.

Tandis que la faiblesse des prix du pétrole cause des torts aux acteurs comptant sur les revenus du secteur énergétique, le creux des tarifs aériens représente un «avantage net» pour la plupart des ménages canadiens, a dit croire M. Ferley.

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