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29/04/2016 23:45 EDT | Actualisé 30/04/2017 01:12 EDT

La Chine veut avec le Japon une "coopération, pas une confrontation"

Pékin veut établir avec le Japon une relation basée sur la "coopération et non sur la confrontation", a déclaré samedi le ministre chinois des Affaires étrangères à son homologue japonais, actuellement en visite en Chine.

Les différends territoriaux et historiques ont envenimé les relations bilatérales ces dernières années, même si une détente a été constatée plus récemment.

La visite de trois jours en Chine de Fumio Kishida est la première d'un ministre japonais des Affaires étrangères en quatre ans et demi.

"Nous espérons bien sûr développer avec le Japon une relation saine, stable et amicale", a indiqué Wang Yi lors de sa rencontre avec M. Kishida.

Cependant, a souligné le ministre chinois des Affaires étrangères, "cette relation doit être construite sur la base d'une vision honnête de l'histoire, du respect des promesses, et de la coopération, non de la confrontration".

Pékin et Tokyo se disputent âprement la souveraineté de territoires inhabités en mer de Chine orientale -- des îles administrées par le Japon sous le nom de Senkaku, mais revendiquées par la Chine sous l'appellation Diaoyu.

Les relations bilatérales se sont dégradées en 2012 lorsque Tokyo avait nationalisé certaines de ces îles.

Depuis, les deux plus grandes économies d'Asie ont pris des mesures pour retisser leurs liens, avec des rencontres entre le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Mais les exactions perpétrées par les militaires japonais en Chine avant et pendant la Seconde guerre mondiale nourrissent cependant encore les tensions, Pékin accusant régulièrement Tokyo de minimiser ces atrocités.

"Nous voulons vraiment reprendre des relations en vertu desquelles nous puissions nous rendre visite fréquemment", a déclaré samedi M. Kishida, selon une retransmission de la rencontre par la télévision japonaise.

"Les deux pays ont besoin l'un de l'autre à un moment où les incertitudes liées à l'économie mondiale grandissent", a-t-il souligné, selon l'agence japonaise Jiji.

"En Chine, un proverbe dit qu'on ne doit pas juger quelqu'un par ses mots mais par ses actes", a de son côté indiqué le ministre chinois des Affaires étrangères.

Durant sa visite, Fumio Kishida devrait évoquer les différends territoriaux sino-japonais et les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord, selon Nippon Television Network.

Les discussions porteront également sur l'établissement d'un "téléphone rouge" de communication directe entre les deux capitales en cas de tension en mer de Chine orientale, d'après Jiji.

ehl/pt