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30/04/2016 12:09 EDT | Actualisé 01/05/2017 01:12 EDT

L'opposition sud-africaine réclame la démission du président Jacob Zuma

JOHANNESBURG — Le fougueux leader de l'un des partis de l'opposition sud-africaine a déclaré devant 40 000 partisans en liesse, samedi, que le président Jacob Zuma devrait démissionner avant que l'armée ne se retourne contre lui en raison des allégations de corruption à son sujet.

Julius Malema a fait cette déclaration à l'occasion d'un rassemblement des membres de son parti, les Combattants pour la liberté économique (EFF), au stade Orlando à Soweto. Il a présenté les politiques de sa formation en prévision des élections municipales de l'Afrique du Sud, qui auront lieu en août.

M. Malema a promis qu'advenant sa victoire au scrutin, il accorderait la priorité aux citoyens les plus démunis. Il a ajouté que son arrivée au pouvoir permettrait au pays de réellement appartenir à sa majorité noire.

Le politicien a affirmé que plusieurs membres de l'actuel Parlement de l'Afrique du Sud étaient des «agents de l'apartheid», une référence à l'ancienne politique du pays fondée sur la ségrégation raciale.

M. Malema a également démenti les accusations de trahison déposées contre lui plus tôt cette semaine par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC). Ce dernier a accusé le chef des EFF après qu'il eut menacé de prendre les armes contre le gouvernement s'il constatait que les élections étaient truquées.

Samedi, Julius Malema a mis les autorités sud-africaines au défi de l'arrêter.

«Si quelqu'un veut m'arrêter, me voici», a-t-il lancé.