POLITIQUE
30/04/2016 01:52 EDT | Actualisé 30/04/2016 09:54 EDT

Justin Trudeau est enthousiaste face au projet de train électrique de la CDPQ

Matt Smith/Canadian Press

MONTRÉAL - Le premier ministre Justin Trudeau ne cache pas son enthousiasme pour le projet de train électrique à Montréal et il a à toutes fins pratiques assuré que son gouvernement n'attendait plus que la demande de financement de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui en est le promoteur, pour aller de l'avant.

Participant au congrès biennal de l'aile québécoise du Parti libéral du Canada, samedi à Montréal, M. Trudeau a indiqué sans détour que ce projet correspond en tous points à ses critères pour les investissements massifs qu'il a promis en infrastructures, notamment parce qu'il s'agit de transport collectif électrique.

M. Trudeau a dit avoir "hâte de travailler avec la Caisse" dans ce projet qu'il a dit beaucoup aimer.

Justin Trudeau a cependant été beaucoup moins empressé dans ses réponses aux questions liées à l'aide financière fédérale d'un milliard $ US qu'espère obtenir Bombardier Aéronautique pour soutenir la CSeries.

Le premier ministre a certes salué la vente de 75 appareils à Delta Air Lines comme une bonne nouvelle, a louangé l'appareil et signalé l'importance de l'industrie aéronautique au Canada, mais pour l'aide financière, il s'est limité à dire qu'il ne négocierait pas sur la place publique et que les discussions se poursuivaient en vue d'obtenir "un plan d'affaires solide".

Ces dossiers ont ramené l'idée d'avoir un lieutenant politique au Québec, une omission dans son cabinet que certains analystes ont invoquée comme étant l'une des raisons expliquant le retard dans le dossier de Bombardier, notamment.

Justin Trudeau a balayé la question du revers de la main, affirmant qu'il y a "des voix extrêmement fortes pour le Québec au sein du cabinet", à commencer par lui-même, ce qui l'a amené à se demander en quoi un lieutenant du Québec serait utile lorsqu'il y a au cabinet "un général du Québec".

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