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29/04/2016 22:50 EDT | Actualisé 30/04/2017 01:12 EDT

Accord sur la restructuration de la dette cubaine à l'égard du Royaume-Uni

Le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond a signé un accord vendredi sur la restructuration de la dette cubaine lors d'un entretien à La Havane avec le président Raul Castro, a-t-on appris de source officielle.

Cet accord porte sur la dette à moyen et long terme de Cuba auprès du Royaume-Uni, a indiqué le gouvernement cubain dans un communiqué qui ne précise pas les montants concernés.

L'accord de restructuration "devrait contribuer au développement des relations économiques, commerciales et financières des deux pays", a simplement indiqué le gouvernement cubain.

Lors de leur entretien, MM. Castro et Hammond ont "noté les avancées" des relations anglo-cubaines et "leur potentiel de développement" dans divers secteurs, ajoute le communiqué sans précisions.

En décembre dernier, Cuba avait atteint un accord historique avec ses créanciers du Club de Paris aux termes duquel La Havane s'engageait à verser, sur une période de 18 ans, 2,6 milliards de dollars de dette impayée depuis 25 ans. Le Club de Paris avait en contrepartie effacé des intérêts cumulés de 8,5 milliards de dollars.

La visite de M. Hammond est la première d'un chef de la diplomatie britannique à Cuba depuis 1959. Il est arrivé jeudi dans l'île, dans le cadre d'une tournée latino-américaine.

Il a eu des entretiens avec son homologue cubain Bruno Rodriguez et signé avec de hauts responsables du gouvernement communiste plusieurs accords pour renforcer la coopération entre les deux pays en matière de services financiers, d'énergie, de culture et d'éducation supérieure.

M. Hammond a souhaité l'avènement "d'une coopération bilatérale renforcée avec plus de commerce, plus d'investissements et plus de touristes britanniques" sur l'île. En 2015, le Royaume-Uni a été le deuxième pourvoyeur de touristes étrangers à Cuba, avec 160.000 voyageurs.

Cette visite suit celle, historique aussi, du président américain Barack Obama fin mars sur l'île, qui a marqué un tournant après des décennies de relations hostiles pendant et après la Guerre froide.

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