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28/04/2016 05:57 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Yémen: aucune percée aux pourparlers de paix qui entrent dans la 2e semaine

Les pourparlers de paix sur le Yémen sont entrés jeudi dans la deuxième semaine à Koweït sans qu'aucune percée n'ait été annoncée, mais les protagonistes discutent avec l'ONU des questions centrales du conflit, a affirmé l'organisation internationale.

Au cours des deux derniers jours, le médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a eu plusieurs rounds de discussions avec les rebelles chiites Houthis, appuyés par l'Iran, et avec la délégation du gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite.

Outre les moyens de renforcer le cessez-le-feu décrété le 11 avril, les pourparlers ont porté sur "des questions liées au retrait des groupes armés (des zones occupées), à la restitution des armes lourdes (à l'Etat), à la reprise de la transition politique et à la libération des prisonniers", précise une déclaration du médiateur.

Le conflit au Yémen a commencé lorsque les Houthis et leurs alliés, des partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, se sont emparés en septembre 2014 de la capitale Sanaa.

La guerre a pris une dimension régionale quand l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition arabo-sunnite en mars 2015 pour chasser les rebelles des territoires conquis. Le conflit s'est enlisé depuis et deux précédents rounds de pourparlers en Suisse ont échoué.

Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a fait état d'une "atmosphère positive" à Koweït, tout en admettant des "divergences".

Il a avoué qu'il avait fallu six jours pour que les deux parties s'accordent sur un ordre du jour et qu'elles commencent à parler des questions centrales.

Selon des sources proches des négociations, les deux délégations ne se sont pas encore rencontrées face-à-face et le médiateur fait des aller-retour entre elles. Il n'a fixé aucune date limite pour ces pourparlers.

La principale divergence porte sur la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU (avril 2015) qui somme les rebelles de se retirer des zones conquises et de restituer les armes lourdes à l'Etat.

Les rebelles veulent discuter des modalités d'un règlement politique avant toute mise en oeuvre de la résolution, ce que refuse le gouvernement qui a proposé un mécanisme de retrait des zones occupées et de restitution des armes lourdes, a indiqué à l'AFP un responsable yéménite.

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