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28/04/2016 09:49 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Venezuela : l'opposition dit avoir les signatures pour la 1e étape vers le référendum contre Maduro

L'opposition au Venezuela a déjà recueilli 600.000 signatures, trois fois plus que les 200.000 nécessaires, pour enclencher la première étape du processus de référendum révocatoire contre le président socialiste Nicolas Maduro, a annoncé jeudi un des responsables de l'opposition.

"On a recueilli plus du triple des signatures nécessaires pour lancer la première étape du référendum révocatoire. Les chiffres non-officiels (...) font état de plus de 600.000 signatures rien qu'hier (mercredi)", a déclaré à des journalistes Enrique Marquez, le vice-président du Parlement.

"Il s'agit d'un chiffre très élevé si l'on prend en compte le fait que le CNE (l'autorité électorale, ndlr) en demande un peu moins de 200.000", a-t-il ajouté.

Le Conseil national électoral (CNE) a autorisé mardi l'opposition à rassembler les signatures pour initier le processus de référendum révocatoire : il lui en faut 195.721 (soit 1% de l'électorat) pour franchir la première étape.

Ce palier doit être atteint d'ici 30 jours, puis validé par le CNE pour passer à la deuxième phase : réunir quatre millions de signatures pour organiser le référendum, qui pourrait avoir lieu dès fin novembre selon l'opposition.

Il faudra, enfin, dépasser le nombre de votes obtenus en 2014 par Nicolas Maduro (7.587.532) pour obtenir son départ.

Les signatures seront remises au CNE pour vérification en début de semaine prochaine, a annoncé Enrique Marquez.

Mercredi soir, le président Nicolas Maduro a estimé que "rien de ce qu'ils (l'opposition) sont en train de faire n'a de viabilité politique et la révolution, ici, va continuer et ce président va rester au moins jusqu'en 2018".

La prochaine élection présidentielle doit se tenir en 2018, pour une prise de fonction en 2019.

Le Venezuela traverse une profonde crise politique depuis la victoire de l'opposition aux élections législatives de décembre, une première depuis 1999.

Ces blocages institutionnels à répétition, entre un gouvernement mené par le socialiste Nicolas Maduro et un Parlement dominé par l'opposition, se doublent d'une profonde crise économique et énergétique, dans ce pays pétrolier asphyxié par la chute des cours du brut, rendant la situation explosive.

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