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28/04/2016 05:41 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Syrie: au moins 49 morts dans les bombardements à Alep (OSDH)

Au moins 49 civils habitant dans des quartiers rebelles et gouvernementaux de la ville septentrionale d'Alep en Syrie ont péri jeudi dans des raids et des bombardements, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des raids menés par l'aviation du régime de Bachar al-Assad ont provoqué la mort d'au moins 31 personnes, dont trois enfants, contre les quartiers rebelles, dont celui très populaire de Boustane al-Qasr, selon l'OSDH.

Au moins 18 personnes ont par ailleurs été tuées et 40 autres blessées par des tirs et des bombardements rebelles contre les quartiers gouvernementaux, a précisé l'OSDH.

La deuxième ville de Syrie, principal carrefour commercial du pays, est divisée depuis juillet 2012 entre les quartiers gouvernementaux à l'ouest et ceux contrôlés par les rebelles à l'est.

Les combats et les bombardements ont repris avec une forte intensité ces derniers jours alors que les forces prorégime préparent une vaste offensive pour reconquérir les quartiers rebelles d'Alep. Quelque 200 personnes ont été tuées en une semaine, selon l'OSDH.

"Durant ces dernières 48 heures, un Syrien est mort toutes les 25 minutes", a dénoncé mercredi soir l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura, en avertissant que la trêve décrétée le 27 février était "en grand danger".

Mercredi, les raids menés par le régime avaient notamment détruit l'hôpital al-Quds à Soukkari, un quartier rebelle dans le sud d'Alep. Ils ont causé la mort de 30 personnes, dont le dernier pédiatre exerçant dans la partie rebelle, selon la défense civile.

Médecins sans frontières (MSF), qui soutenait cet hôpital, a qualifié de "révoltant" ce bombardement.

"MSF condamne avec force cet acte révoltant ayant encore visé un centre de santé en Syrie", a dénoncé Muskilda Zancada, le chef de mission de MSF dans le pays. "Cette attaque dévastatrice a détruit un hôpital essentiel à Alep et le principal centre pédiatrique de la région", selon lui.

"Nous ne pouvons pas identifier (tous les corps). Certains sont carbonisés, d'autres n'ont plus de tête ou ont le visage totalement défiguré", a indiqué à l'AFP l'un des sauveteurs présents sur les lieux après la frappe.

Les organisations des droits de l'Homme condamnent régulièrement le régime et les rebelles ainsi que les jihadistes pour les tirs aveugles contre la population civile.

Plus de 270.000 personnes ont été tuées et des millions forcées de quitter leur domicile depuis le début du conflit il y a cinq ans.

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