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28/04/2016 08:25 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Soudan: la police disperse des étudiants protestant contre la mort d'un des leurs

La police soudanaise a fait usage de gaz lacrymogènes jeudi pour disperser des centaines d'étudiants de l'université de Khartoum qui manifestaient après la mort d'un des leurs, tué dans des affrontements avec des forces de sécurité, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Au moins un millier d'étudiants ont protesté dans un campus du centre de la capitale, un lieu de ralliement pour les manifestations étudiantes, avant de se confronter aux forces de sécurité, selon ce journaliste.

"Tuer un étudiant revient à tuer la nation tout entière!", a scandé la foule, qui a ensuite été dispersée par des gaz lacrymogènes.

Ils protestaient contre la mort d'un de leurs camarades tué, selon des sources concordantes, lors d'affrontements mercredi entre forces de sécurité soudanaises et manifestants dans une université d'Omdurman, ville jumelle de Khartoum.

Selon ces sources, les violences avaient éclaté devant l'université Ahlia alors que des protestataires étaient sortis du campus pour réclamer la libération d'étudiants arrêtés lors de précédentes manifestations dans plusieurs universités du pays.

Un médecin de l'hôpital d'Omdurman a précisé à l'AFP que l'étudiant était déjà mort à son arrivée à l'hôpital.

Mercredi soir, le parti du président Omar el-Béchir a annoncé dans un communiqué que l'étudiant avait été "tué par une arme à feu à l'extérieur du campus". Jeudi, Ibrahim Mahmoud, un assistant du chef de l'Etat, a attribué la responsabilité de ce meurtre à la rébellion.

"Les mouvements rebelles cherchent à déstabiliser les universités et le gouvernement ne leur permettra pas de le faire", a-t-il déclaré dans un communiqué.

L'université a condamné la mort de son étudiant et décidé de fermer ses portes pour une période indéfinie.

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