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28/04/2016 11:12 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Malgré le peu d'actualité, le pétrole finit encore au plus haut de l'année

Les cours du pétrole ont confirmé jeudi leur bonne disposition en finissant comme la veille au plus haut de l'année, malgré l'absence d'actualités notables sur le marché de l'or noir.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a gagné 70 cents à 46,03 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant pour la troisième séance de suite à un niveau de clôture sans précédent depuis novembre.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a monté de 96 cents à 48,14 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), lui aussi au plus haut depuis novembre.

"Les investisseurs se détournent de la surabondance actuelle et passent à l'achat sur des considérations techniques", notamment le passage de cours jugés symboliques, a résumé Bart Melek, de TD Securities. "On vise probablement les 50 dollars pour le Brent".

L'actualité de jeudi n'a guère donné d'éléments susceptibles de justifier cette nouvelle hausse qui s'inscrit dans la foulée d'un rebond de quelque 75% depuis la mi-février. Les cours étaient alors tombés au plus bas depuis 2003, face à la pléthore d'or noir dans le monde.

"C'est dur de comprendre pourquoi les cours du pétrole sont si hauts!", a reconnu James Williams, de WTRG Economics.

Les observateurs en étaient donc réduits à remonter aux nouvelles de la veille, en premier lieu les chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine.

"Même si les chiffres sur les réserves étaient décevants", puisqu'elles ont monté à un niveau historiquement élevé, "la production américaine continue à décliner", a remarqué M. Melek.

Le recul persistant de la production américaine, qui s'installe désormais sous les neuf millions de barils par jour (bj), est devenu la principale lueur d'espoir de résorption de la surabondance mondiale, après l'échec de négociations entre d'autres pays producteurs à la mi-avril.

Autre facteur de soutien depuis le début de la semaine, le dollar s'affaiblit, ce qui rend plus intéressants les cours pétroliers, libellés en monnaie américaine.

Même si la Réserve fédérale a contribué mercredi à cet affaiblissement en s'abstenant comme prévu de relever ses taux, c'est surtout "le yen japonais (qui) fait de son mieux pour supporter les cours en montant comme un fou face à l'inertie de la Banque du Japon (Boj)", a remarqué dans une note Matt Smith, de ClipperData.

Le dollar chutait de quelque 3% face à la devise japonaise après la décision de politique monétaire de la BoJ, qui, en renonçant à accélérer une politique déjà très interventionniste, a déçu les fortes attentes des marchés mais a éclairci les perspectives du yen.

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