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28/04/2016 08:31 EDT | Actualisé 29/04/2017 01:12 EDT

Le groupe pétrolier espagnol Repsol envisage un retour en Libye

Le groupe pétrolier espagnol Repsol est disposé à reprendre ses activités en Libye dès que la situation sécuritaire le permettra et qu'une solution sera trouvée sur le paiement d'arriérés, a indiqué jeudi à Tripoli le chef de la diplomatie espagnole.

Le ministre, José Manuel García-Margallo, effectuait une visite pour soutenir le gouvernement d'union nationale dont la communauté internationale espère qu'il mettra fin au chaos dans ce pays riche en pétrole et où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) s'est implanté.

"Repsol est disposée à reprendre la production dès qu'un accord est conclu", sur des arriérés dûs par les Libyens, a déclaré le chef de la diplomatie espagnole lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec le Premier ministre désigné du gouvernement d'union Fayez al-Sarraj.

Installée en Libye depuis 1975, Repsol produisait 340.000 barils par jour, soit "environ 22% de la production pétrolière libyenne" avant de cesser ses activités à l'été 2014 en raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, a rappelé le ministre espagnol.

Elle "serait capable de produire 100.000 b/j" à al-Charara, son principal champ pétrolier dans le sud du pays, a indiqué M. García-Margallo.

Le gouvernement d'union a reçu le soutien de la compagnie nationale pétrolière libyenne et entend relancer ce secteur clé de l'économie après de fortes baisses de production dues au conflit entre différentes milices dans le pays.

Le gouvernement d'union et l'Espagne ont par ailleurs évoqué "l'intensification (...) de la coopération en matière de lutte contre l'immigration clandestine et contre le terrorisme (...), a précisé le chef de la diplomatie espagnole.

Issu d'un accord politique signé entre certains représentants des factions rivales libyennes au Maroc fin 2015 sous l'égide de l'ONU, le gouvernement d'union s'est autoproclamé en fonctions le 12 mars sur la base d'un communiqué d'une centaine de parlementaires (sur 198).

Il doit en principe remplacer les deux autorités qui se disputaient le pouvoir depuis 2014.

Le Parlement libyen basé à Tobrouk, dans l'est du pays et reconnu par la communauté internationale, devait depuis plusieurs semaines voter pour consacrer la légitimité du gouvernement d'union. Faute de quorum ou en raison de dissensions, ce vote a été repoussé à plusieurs reprises.

rb/iw