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28/04/2016 00:29 EDT | Actualisé 28/04/2017 01:12 EDT

La Chine adopte une loi imposant des restrictions aux ONG étrangères

Pékin a adopté une nouvelle version d'un projet de loi très controversé imposant des contrôles accrus aux organisations non gouvernementales (ONG) étrangères, a annoncé jeudi l'agence officielle Chine nouvelle.

Ce texte a été approuvé par l'Assemblée nationale populaire (ANP) en dépit d'une levée de boucliers d'organisations caritatives et de gouvernements étrangers, qui s'inquiètent d'un contrôle policier renforcé.

Le contenu de la loi finalement adoptée n'était pas dans l'immédiat disponible.

Chine nouvelle avait toutefois rapporté en début de semaine que cette troisième version du projet de loi conservait certaines dispositions ayant déclenché la polémique.

Les ONG devront ainsi être "associées" à une agence contrôlée par le gouvernement chinois et rendre compte de leurs activités, avec obligation de rapporter toute "activité temporaire" aux autorités à l'avance.

La police pourrait par ailleurs avoir le droit d'annuler toute activité qui, selon elle, constituerait une menace pour la sécurité nationale. Les policiers seraient habilités à inviter les dirigeants d'ONG étrangères dans le pays et à parler avec eux, avait ajouté le média d'Etat.

Le texte couvre également les associations professionnelles et les institutions universitaires présentes dans le pays.

Les ONG seraient en outre interdites d'avoir des "membres" en Chine, sauf permission spéciale, et toute organisation jugée comme encourageant la "subversion du pouvoir de l'Etat" ou le "séparatisme" pourrait être placée sur une liste noire, leur proscrivant toute activité en Chine, avait également indiqué Chine nouvelle.

L'ANP est la chambre d'enregistrement du régime communiste, et tout texte législatif y étant présenté est certain d'être validé.

Pékin a intensifié ces dernières années sa répression de la société civile, dont pâtissent activistes et ONG. Certaines organisations étrangères ont été accusées par des médias d'Etat de menacer la sécurité nationale.

En janvier, Pékin avait arrêté puis expulsé un militant suédois des droits de l'homme ayant formé des avocats chinois, et des membres d'organisations étrangères font état de restrictions croissantes.

Un millier d'ONG étrangères opèrent en Chine, des organismes caritatifs ou environnementaux jusqu'aux chambres de commerce, en passant par les structures universitaires.

jug/ple/jh