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26/04/2016 23:54 EDT | Actualisé 27/04/2017 01:12 EDT

Syrie: Moscou saisit l'ONU pour enregistrer comme "terroriste" un groupe de l'opposition présente à Genève

La Russie a saisi mardi soir le Conseil de sécurité de l'ONU pour que soit considéré comme "terroriste" un groupe rebelle ayant participé aux négociations entre Syriens s'achevant mercredi à Genève.

Moscou a demandé au comité antiterroriste d'inclure les groupes rebelles Ahrar al-Sham et Jaïch al-Islam dans sa liste d'organisations considérées comme "terroristes", a annoncé dans un communiqué l'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine.

Cette demande a été faite "parce que ces groupes combattants en Syrie sont étroitement liés aux organisations terroristes, principalement au (groupe) Etat islamique et à Al-Qaïda qui leur fournissent un soutien logistique et militaire", a-t-il affirmé dans ce communiqué.

Jaïch al-Islam (l'Armée de l'Islam), un mouvement d'inspiration salafiste, est la plus importante faction armée dans la Ghouta orientale, une banlieue rebelle à l'est de la capitale syrienne.

L'un de ses dirigeants politiques, Mohammed Allouche, a été nommé chef négociateur du Haut comité des négociations (HCN), principal groupe de l'opposition invité aux discussions organisées à Genève par l'ONU afin de tenter de trouver une solution à la crise syrienne.

La semaine dernière, le HCN a quitté la table des négociations pour protester contre la détérioration de la situation humanitaire et les violations du cessez-le-feu en Syrie.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait alors fustigé le comportement "capricieux" du HCN "gâté par ses protecteurs étrangers".

Alors que les négociations sont dans l'impasse, la multiplication des bombardements par les forces du régime syrien contre plusieurs fiefs rebelles, qui ont fait plus de 50 morts en 48 heures, ont mis à l'agonie la trêve en Syrie.

Samedi, des bombardements des forces gouvernementales ont fait 13 morts à Douma, bastion de Jaïch al-Islam, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le même jour, le chef d'état-major du groupe salafiste armé Ahrar al-Sham, l'un des plus puissants groupes rebelles syriens, a été tué dans un attentat-suicide dont les commanditaires n'ont pas été identifiés, selon l'OSDH.

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