POLITIQUE
27/04/2016 09:17 EDT | Actualisé 27/04/2016 10:37 EDT

Nouveau départ pour le centre Mélaric

Anne-Louise Despatie/Radio-Canada

Après avoir provoqué sa fermeture en raison de compressions budgétaires en janvier dernier, Québec permet la réouverture du centre de désintoxication Mélaric, situé à Saint-André-d'Argenteuil, en Outaouais, grâce à une enveloppe de 6 millions de dollars allouée pour l'ensemble des centres de désintoxication de la province.

Le centre Mélaric bénéficiera d'une partie de cette enveloppe récurrente, tout comme les autres centres de traitement québécois, selon le nombre de résidents hébergés.

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, en a fait l'annonce ce matin à Québec en compagnie de la directrice générale adjointe de l'établissement, Lise Bourgault. Émue, cette dernière a dû essuyer quelques larmes au cours de l'annonce de la ministre.

« Ça fait depuis 2013 que je suis aux commandes du bateau de Mélaric et les clients qui viennent à Mélaric sont pratiquement mes enfants », a déclaré Mme Bourgault pour expliquer son émotivité. « Quand on est tous les jours avec cette clientèle, on s'attache à ces gens-là. Ils ne sont pas devenus alcooliques ou toxicomanes pour rien. Ils ont un vécu derrière tout ça. »

C'est une mesure du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) qui avait provoqué la fermeture de Mélaric. Le centre assurait son financement grâce à une somme versée par pour l'hébergement des pensionnaires et une contribution de ses clients pour les services thérapeutiques. Les clients payaient leur thérapie à même l'aide de dernier recours qu'ils recevaient durant leur séjour au centre.

Or, le MESS a réduit à 200 $ par mois les prestations mensuelles des prestataires de l'aide sociale des citoyens vivant en centre de désintoxication. Une somme qui ne leur permettait plus de payer leur thérapie.

Entrée en vigueur le 1er mai 2015, la mesure a privé le centre d'importants revenus qui se sont traduits par le cumul d'une dette de 350 000 $ en janvier dernier. Croulant sous le poids de cette dette, la direction avait été contrainte de fermer le centre.

Désormais, les clients vivant de l'aide sociale n'auront plus à débourser d'argent pour leur thérapie ou leur hébergement.

Le centre avait dû fermer ses portes en janvier dernier en raison de difficultés financières persistantes.

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