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27/04/2016 13:08 EDT | Actualisé 28/04/2017 01:12 EDT

Manifestations violentes au Venezuela sur fond de crise énergétique

CARACAS, Venezuela — Les municipalités vénézuéliennes ont entrepris de nettoyer, mercredi, les dégâts causés par une nuit de pillage et de manifestations violentes alors que les bureaux du gouvernement ont fermé leurs portes pour le reste de la semaine dans le cadre d'une crise énergétique qui ne cesse de s'aggraver.

Alors que la révolte gronde, les membres de l'opposition ont entamé une campagne de signatures pour un référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro.

L'administration socialiste a commencé cette semaine à couper le courant pendant quatre heures chaque jour partout à travers le pays afin d'économiser de l'électricité. M. Maduro a plus tard annoncé que des millions d'employés de l'État ne travailleraient plus que le lundi et le mardi afin d'utiliser moins d'énergie.

Les résidants de plusieurs villes plongées dans le noir sont descendus dans les rues, mardi soir, érigeant et enflammant des barricades, et pillant des épiceries à la recherche de rares denrées alimentaires.

Le Venezuela figure déjà parmi les pays les plus violents de la planète et la criminalité grimpe généralement en flèche lorsque les lumières s'éteignent.

Selon le gouvernement, le niveau d'eau du plus grand barrage du Venezuela a chuté presque au minimum requis pour que l'installation soit fonctionnelle en raison d'une grave sécheresse.

Les experts estiment toutefois que le manque de planification et d'entretien ont aussi contribué au problème.

Caracas est épargnée par les interruptions de courant quotidiennes et n'a pas été le théâtre de protestations. Certains se sont plaint que le pays ressemblait de plus en plus à la saga «The Hunger Games», dans laquelle les districts doivent souffrir au profit d'une capitale au coeur de pierre.

L'opposition a cependant lancé un appel au calme après avoir remporté une petite victoire. Le conseil électoral vénézuélien a en effet fourni, mardi, les feuilles nécessaires pour recueillir des signatures dans le cadre d'une pétition officielle, un premier pas vers la réalisation du référendum révocatoire contre Nicolas Maduro. Un rassemblement a d'ailleurs été organisé, mercredi, afin de souligner le début du processus.