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27/04/2016 11:45 EDT | Actualisé 28/04/2017 01:12 EDT

La sécurité des Américains au coeur de la politique étrangère de Donald Trump

WASHINGTON — Dans l'un de ses rares discours officiels sur ses politiques, le favori de la course à l'investiture républicaine, Donald Trump, a promis mercredi qu'advenant son élection à la présidence, il ferait passer la sécurité des Américains «avant tout le reste», prévenant les alliés du pays qu'ils seraient obligés de se défendre seuls s'ils ne payaient pas «leur juste part». Il a aussi plaidé en faveur de l'apaisement des tensions avec la Russie, mais seulement si les États-Unis se trouvaient dans une «position de force».

Lors d'une allocution de 38 minutes prononcée dans un hôtel de Washington devant un public d'experts en sécurité nationale et en politique étrangère conservateurs, M. Trump a affirmé que «l'Amérique d'abord» serait le thème majeur et dominant de son administration.

L'objectif de l'homme d'affaires, qui a remporté les primaires dans cinq États du nord-est du pays mardi, se rapprochant encore plus de la nomination républicaine, était d'élaborer sur ses idées en matière de politique étrangère, dont le caractère jusqu'ici plutôt vague inquiétait tant les spécialistes démocrates que républicains. Il a toutefois omis de répondre à plusieurs questions soulevées par ses propositions, incluant son plan pour vaincre le groupe armé État islamique, présentant le manque de détails comme une stratégie pour prendre l'organisation terroriste au dépourvu.

Donald Trump a d'ailleurs déclaré que les États-Unis devaient être moins prévisibles. Le milliardaire a eu recours à un télésouffleur pour son discours, un changement important pour un candidat qui préfère habituellement improviser et se moque de ses adversaires et de leurs allocutions préparées à l'avance.

M. Trump a semblé envoyer des messages contradictoires aux alliés de Washington. Il a répété que les autres pays devaient contribuer aux accords internationaux en matière de sécurité s'ils voulaient bénéficier de la protection militaire américaine, mais il a aussi assuré que, dans le cas où il deviendrait président, les États-Unis renouvelleraient leur engagement envers leurs alliés à l'étranger.

Donald Trump a également passé beaucoup de temps à critiquer la manière dont le président Barack Obama a géré la crise au Moyen-Orient et la façon dont la favorite de la course à l'investiture démocrate, Hillary Clinton, a traité l'attaque contre le consulat américain à Benghazi, en Libye. Il a en outre laissé entendre à de nombreuses reprises que l'ancienne secrétaire d'État était en partie responsable de ce qu'il a décrit comme l'incapacité de l'administration Obama à faire preuve d'autorité sur la scène internationale.

Les conseillers de M. Trump ont présenté le discours de mercredi comme le premier d'une série sur les politiques du candidat visant à rassurer les Américains sur les aptitudes de ce dernier à assumer les responsabilités liées à la présidence des États-Unis. Une allocution sur le commerce devrait avoir lieu sous peu.